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Culture Japonaise au cœur de la capitale

il y a 3 mois - Léa D.

Au 19ème siècle, le pays du soleil-levant s’est ouvert au monde. Après cela, on peut dire que la France et le Japon ont tissé des liens culturels étroits et développé une fascination mutuelle. L’admiration française envers cette nation située de l’autre côté du globe est née grâce au raffinement des Japonais: cinéma, cuisine ou art, les Japonais excellent. L’art européen s’inspirant de la culture Japonaise s’appelle le Japonisme, mais il faut noter que si les Français sont passionnés par ce beau pays, les Japonais ne sont pas en reste ! Les chefs français comme Alain Ducasse ainsi que le cinéma font fureur au Japon. Mais revenons à notre sujet du jour, quand la culture Japonaise décide  de se glisser dans le quotidien des Parisiens… L’art Japonais, un délice visuel La créativité nippone est mise à l’honneur à Paris à travers de nombreuses expositions, films, spectacles, conférences, ateliers… Il y en a pour tous les goûts. Le savoir-faire et la maîtrise des objets ainsi que les arts traditionnels sont au cœur de la culture japonaise : pour les Japonais, l’art est un moyen d’exprimer la beauté, l’élégance, la sérénité et l’esprit zen. La Maison de la culture du Japon à Paris met en avant plusieurs évènements qui vous permettront de plonger en immersion dans cette culture variée et raffinée : expositions de peintures populaires, conférences sur la traversée de l’Orient à l’Occident, spectacles et concert de divers instruments dont le piano par Jun Kanno. De nombreux ateliers dont des cours de Shiatsu sont à votre disponibilité. Le Musée Guimet, consacré aux arts asiatiques depuis le 19ème siècle, contient de nombreuses collections et expositions destinées au Japon : elles offrent un panel varié de l’art japonais depuis des décennies. Les expositions quant à elles sont temporaires : il vous suffit de vous rendre sur le site internet du musée donné ci-dessus, et de cliquer sur l’onglet « expositions ». Des cours de yoga pour enfant ainsi que des ateliers contes sont parfois organisés pendant les vacances scolaires : une façon très ludique de faire découvrir les beautés de la culture nippone à votre enfant ! Secrets culinaires Pas la peine de se demander combien de restaurants Japonais sont présents à Paris… Ils sont innombrables ! Vous pourrez le confirmer si vous avez déjà flâné dans les rues de la capitale, où si vous avez pour projet de le faire bientôt. Pour savourer un avant-goût de Japon à Paris, rendez-vous rue Saint-Anne. Elle regorge de nombreux restaurants Japonais dont des sushis, des ramens très réputés (parfois 1 heure d’attente pour goûter un de ces délicieux bols…). Elle a l’avantage de regrouper une multitude de restaurants, mais de petites perles se cachent aussi autre part dans la capitale… Voici notre sélection des meilleures adresses éparpillées dans Paris : Ramen Bowl Que vous soyez fans inconditionnels ou simples amateurs, nous avons déniché pour vous l’adresse ultime pour déguster un délicieux bol de raman. Déco épurée et chaleureuse, mobilier en bois clair, bar lumineux, Ramen Bowl est une échoppe japonaise des temps modernes. Depuis la cuisine ouverte, les curieux sont invités à regarder le chef japonais et son équipe préparer la recette de cet illustre bouillon. 44 rue de Ponthieu Tél. : 09 81 27 77 16 Sapporo Ce restaurant japonais de la rue Sainte-Anne ne désemplit pas. La spécialité de la maison, ce sont les ramen. C'est donc dans une ambiance populaire et sympathique que l'on vient de partout déguster ce plat traditionnel et très populaire du Japon, une soupe de nouilles à base de bouillon. Un véritable régal pour un budget raisonnable, entre 12 et 15 euros le repas. 37 rue Sainte-Anne Yasube Selon le dicton, un Japonais où l'on trouve des Japonais à l'heure du déjeuner est un bon Japonais ! C'est le cas de Yasube, restaurant de cuisine traditionnelle. Un décor très zen, sobre et épuré, où le plat de prédilection n'est autre que le célèbre bento, une gamelle de pique-nique japonaise authentique et généreuse à déguster sur place.  9 rue Sainte-Anne Les 3 chocolats En termes de gourmandise, il existe dans le Marais une boutique mêlant à merveilles les saveurs occidentales et asiatiques : Les 3 chocolats. Vous y trouverez toutes sortes de douceurs chocolatées et fruités, travaillées dans la plus grande finesse. 45 rue Saint-Paul Aki Boulanger Pour finir sur une note sucrée, voici une boulangerie revisitant les meilleurs classiques français dans l’art de la tradition Japonaise. Produits de qualités et originalité sont de rigueurs. 16 rue Saint-Anne Les mangas, l’incontournable Un manga est une bande dessinée japonaise. Le mot manga est par ailleurs parfois utilisé pour désigner, par extension, une bande dessinée non japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises. Les mangas traduits en langue française se lisent généralement dans le sens d’origine, c’est-à-dire de droite à gauche. La France est le deuxième consommateur de manga au monde après le Japon : amateurs de mangas, vous trouverez forcément votre bonheur à Paris. Notre première recommandation: le manga café.  C’est un concept japonais qui consiste à créer un lieu de détente et de relaxation dans laquelle est mise à disposition une grande bibliothèque de mangas. Il y a également la possibilité de s’amuser entre deux lectures grâce à des jeux vidéo mis à disposition. Des soirées à thèmes et autres animations et événements animent ponctuellement la vie du café. En 2019 aura lieu la 27ème édition du salon Paris Manga. Cet évènement est une référence en termes de manga et de science-fiction. C’est le rendez-vous de l’animation japonaise, des stars de cinéma et de séries télé, du cosplays, des showcases, du jeu vidéo ; de l’animation et des arts martiaux. Au programme de chaque édition : invités venus du monde entier, démonstrations et initiations, quizz et conférences, 200 stands d’animations et de boutiques pour retrouver les dernières tendances en direct du Japon et des Etats-Unis…. Paris Japan Expo : à 30 minutes de Paris, c’est un évènement incontournable pour les amoureux du Japon et de sa culture. Du manga aux arts martiaux, du jeu vidéo au folklore nippon, de la J-music à la musique traditionnelle… Un lieu de découverte et de plaisir mêlant traditions et nouveautés.

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Visiter Versailles autrement : la chasse au trésor !

il y a 1 an - Julie D.

Versailles est l'une des destinations à ne manquer sous aucun prétexte lorsqu'on visite Paris. Mais voilà, le château est immense, étourdissant de beauté, et son histoire peut paraître écrasante... Comment profiter de la visite sans s'éparpiller ? Que diriez-vous par exemple de partir à la chasse au trésor ? Voici quatre objets représentatifs de Versailles, avec leur histoire. Saurez-vous les retrouver dans les galeries du château ? Visiter Versailles : quelques conseils pratiques Versailles est très, très, très populaire auprès des touristes... Il faudra donc s'armer de patience pour faire la queue à la billetterie, sauf si vous achetez vos billets en ligne ici. Souvenez-vous cependant que vous pouvez vous en remettre à HomeTown pour vous organiser une excursion à Versailles, avec visite guidée. Dans ce cas, adieu les longues files d'attentes ! Le Château lui-même est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9h à 18h30 en haute saison. Le Petit Trianon et la Galerie des Carrosses sont ouverts l'après-midi seulement, de 12h à 17h30. On recommande d'éviter le mardi et les week-ends, lorsqu'il y a foule. Vous pouvez aussi consulter l'agenda du château pour voir les prévisions d'affluence. On peut se rendre à Versailles en transports en commun, plusieurs solutions pour cela : Prendre le RER C jusqu'à Versailles Château Rive Gauche Ou bien prendre le train Gare Montparnasse jusqu'à Versailles Chantiers Ou prendre le train Gare Saint-Lazare jusqu'à Versailles Rive Droite Le bus 171 de la RATP part du Pont de Sèvres (terminus de la ligne 9 du métro) et va jusqu'au château Attention, toutes ces options, sauf le bus, nécessitent de finir le trajet à pied (entre 10 et 20 minutes à pied depuis la gare). Il existe aussi une navette, Versailles Express, qui va directement au Château de Versailles. La navette part du Quai Bourdonnais, près de la Tour Eiffel. Une fois que vous aurez passé les grilles dorées du Château, voici les quatre objets à retrouver ! Portrait de Marie Leszczynska Moins connue que Marie-Antoinette, Marie Leszczynska, l'épouse de Louis XV, n'en eut pas moins un destin remarquable, et presque aussi tragique que celui de Marie-Antoinette... En 1725, la faible santé de Louis XV inquiète beaucoup : que deviendra la couronne de France s'il meurt sans descendance ? Alors qu'il tombe une nouvelle fois malade, son entourage panique et lui cherche une épouse en âge de lui donner des enfants. Après de complexes intrigues de cour, c'est Marie Leszczynska, princesse de Pologne, qui est choisie. Elle a sept ans de plus que son futur époux. C'est un choix par défaut : la princesse avait d'abord été éliminée du classement car sa lignée n'était pas assez prestigieuse, mais elle est finalement choisie car elle ne menace aucun parti à la cour de Versailles. Elle n'a aucun appui à la cour, où elle se retrouve isolée. Elle donnera dix enfants à Louis XV, dont huit filles ; un seul fils survit. Très pieuse, plutôt timide, elle trouve difficilement sa place à Versailles car elle manque de répartie – elle ne maîtrise pas la « légèreté » à la française. Pour retrouver ce portrait, rendez-vous dans l'appartement Victoire ! Il plaisait beaucoup à la reine qui en fit faire plusieurs copies. Elle est représentée modestement en habits de ville, sans rien qui laisse voir son statut de reine. Pendule dite « de Louis XIV » En 1706, l'horloger Antoine Morand fait présent au roi d'une horloge exceptionnelle qu'il a lui-même fabriquée. Pour plaire à Louis XIV, Morand y a représenté le roi avec panache : lorsque l'horloge sonne l'heure, deux putti frappent le métal doré, et le roi apparaît, pour être couronné par la déesse de la Renommée. L'horloge est montée sur une boîte de fine marqueterie. Comme nombre d'objets du château de Versailles, la pendule a connu bien des vicissitudes au moment de la Révolution. Un horloger révolutionnaire enlève les armes royales pour les remplacer par des emblèmes républicains et fait de l'horloge la « Pendule de la Liberté ». Elle est rachetée par Louis XVIII et rentre à Versailles en 1819. Étape numéro 2 de la chasse au trésor : vous trouverez la pendule dans le Salon de Mercure. Ne manquez pas non plus la Pendule Astronomique, joyau d'horlogerie au mécanisme d'une exquise précision. Elle est exposée dans le cabinet de la Pendule. Candélabre dit « de l'indépendance américaine » Ce chandelier représente une tendance bien ancrée dans les cours d'Europe de l'époque : des objets qui célèbrent ou commémorent une occasion spéciale, à grand renfort de symboles. Pour la troisième étape de la chasse au trésor, vous trouverez ce candélabre dans le Cabinet intérieur du roi, son emplacement d'origine. Le chandelier fut créé en 1784, pour célébrer la victoire de Yorktown (1781). On retrouve les animaux et éléments qui symbolisent les différents protagonistes de la bataille, délicatement sculptés dans le bronze : léopards, coqs, sirènes et navires. La bataille de Yorktown est un tournant décisif de la guerre d'indépendance américaine, qui opposa les armées britanniques du roi aux forces insurgées américaines. Celles-ci combattaient avec le soutien et le renfort des Français. Alors que, du côté américain, le duc de Rochambeau et le général Washington décident de marcher sur New York, du côté anglais Lord Cornwallis mène ses troupes se ravitailler à Yorktown. Rochambeau décide de changer de stratégie et de marcher sur Yorktown pour livrer bataille à Cornwallis, sans en informer Washington. Le pari est risqué, mais les soldats britanniques sont beaucoup moins nombreux, et affaiblis par la malaria. Avec le renfort de la flotte français qui mouille dans la baie de Chesapeake, la victoire américaine est assurée, et les Anglais se rendent le 19 octobre 1781. Fauteuil de la chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon L'une des choses qui émerveille le plus lorsqu'on visite Versailles, c'est le mobilier. Imité dans le monde entier, admiré, le mobilier 18e siècle de Versailles n'en finit pas de dicter les modes. Ce joli fauteuil fut commandé par Marie-Antoinette pour meubler sa chambre à coucher, et vous le trouverez au Petit Trianon. Dernière étape de la chasse au trésor ! Il fait partie d'un ensemble décorés d'épis de blé, de brins chèvrefeuille et de jasmin que la reine commanda en 1787, soit deux ans seulement avant la Révolution. Il est possible qu'elle n'en ait pas profité très longtemps... Le décor végétal correspond bien à l'inspiration champêtre que Marie-Antoinette voulait donner au Petit Trianon. Ce château était son refuge lorsque l'atmosphère de Versailles, rigide et empesée, devenait trop étouffante. C'est un espace que Marie-Antoinette voulait modeler selon ses goûts : la simplicité raffinée s'inspire entre autres de la mode du « chalet suisse », qui faisait rage à l'époque. Contre la sophistication trop poussée de la Cour et la corruption des grandes villes, beaucoup d'aristocrates aspirent à une vie simple – ou du moins à une mode qui leur rappellerait ce que pourrait être une vie simple ! En effet, il ne faut pas trop pousser tout de même : ce « retour à la nature » se manifeste surtout sur les décors de meubles très raffinés et confortables ! Même si la ferme du Hameau de la Reine fonctionnait bien comme ferme, Marie-Antoinette n'a jamais vraiment été bergère, sauf à se déguiser... Et pour finir la visite : voir Versailles autrement Le photographe et artiste contemporain Jean-François Rauzier a fait un pari saisissant : prendre des milliers de photos de Versailles – et les coudre les unes aux autres pour obtenir des vues oniriques du palais. Escaliers infinis, galeries kaléidoscopiques, dédales de bibliothèques... Le résultat est époustouflant. Il a consacré à Versailles un livre magnifique, Hyper Versailles (que l'on trouve ici). Dans cette vidéo, l'artiste explique sa technique telle qu'il l'a appliquée aux lignes gracieuses de l'escalier de l'Hôtel de Ville à Versailles.

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Visiter Versailles autrement : la chasse au trésor !

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D'Amélie Poulain au Steampunk : l'univers onirique de Caro et Jeunet

il y a 1 an - Julie D.

Vous serez peut-être venus à Montmartre sur les traces d’Amélie Poulain… Profitez-en jusqu’en juillet 2018 pour aller à la Halle Saint-Pierre, voir l’exposition consacrée aux objets bricolés de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Ensuite, continuez votre chasse au trésor à la découverte de Paris, mais sur une autre piste, celle du « Steampunk » cher aux deux acolytes. « Caro et Jeunet » sont un tandem de génie connus pour leurs films à l’univers étrange, peuplé d'objets bizarres et de décors parfois cocasses, parfois inquiétants. Leurs collaborations les plus connues sont les films Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus. Jean-Pierre Jeunet est aussi, bien sûr, le réalisateur d'Alien Résurrection et Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. L’exposition permet de se replonger avec délices dans leur univers onirique et de retrouver les objets insolites qui peuplent leurs films. Tout le monde se souvient de la lampe de chevet d’Amélie Poulain : le pied de lampe, un placide cochon en robe de chambre, aimait partager ses aphorismes pleins de sagesse sur la vie amoureuse mouvementée de sa propriétaire. La lampe fait partie des objets exposés à la Halle Saint-Pierre, en plein cœur du quartier d’Amélie Poulain – pour ainsi dire à la maison ! On retrouve aussi la boîte à souvenirs de Dominique Bretodeau (« Bretodeau, comme Toto! ») qu'Amélie rend à son propriétaire après de nombreux subterfuges. Mais l’exposition rappelle aussi les côtés plus sombres de l’univers Caro et Jeunet, où évoluent des cyclopes Steampunk affublés d'un monocle au bout d'un bras articulé, « l'optacon », et où l'Alien prend l'aspect effrayant d'un avorton squelettique. La Halle Saint Pierre, art brut et art singulier « Dédiée aux formes les plus inattendues de la création », la Halle Saint-Pierre est un espace consacré à l’art brut et à l’art singulier, niché au pied de la Butte Montmartre – tout près des jardins du Sacré Cœur où Amélie Poulain emmène Nino Quincampoix dans une jolie chasse au trésor. La Halle héberge aussi une librairie d’art-boutique et un café. En parallèle avec l’expo Caro et Jeunet, ne manquez pas « Turbulences dans les Balkans », à l’étage de la Halle, exposition consacrée aux derniers développements de l’art brut dans cette région. De façon intéressante, Jean-Pierre Jeunet est un visiteur assidu de la Halle, et les créateurs et artistes qui y ont exposé par le passé ont suggéré de nombreux éléments de ses films. L'exposition comporte notamment des œuvres de la collection de la Halle Saint-Pierre, choisies par Caro et Jeunet pour les avoir inspirés. Halle Saint-Pierre - 2, rue Ronsard, 75018 - métro Anvers ou Abbesses - ouvert tous les jours, de 11h à 18h, le samedi de 11h à 19h et le dimanche de 12h à 18h - attention, la billetterie ferme 1h avant la fermeture du musée - tarif plein 9€, moins de 15 ans 6€ Steampunk, la nostalgie du futur Mais le « Steampunk », c'est quoi, au juste ? Tout un univers né de l'imagination débridée de romanciers et artistes à la fois fascinés par le progrès technologique et inquiets de ses excès. Depuis les romans de H.G. Wells et de Jules Verne jusqu'aux pérégrinations d'Adèle Blanc-Sec dans un Paris peuplé de créatures effrayantes, le Steampunk cultive un imaginaire qui mêle la mode Belle Époque et les engins bricolés. Redingotes, crinolines et machines à remonter le temps avoisinent dans un joyeux fourre-tout. Le « Steampunk », c'est aussi une communauté très vivante de fans, qui s'appellent en France les « vaporistes ». Ce mélange de futurisme et de nostalgie, ces objets étranges et poétiques, on les retrouve dans une série de chromolithographies célèbres: « L’An 2000 » vu par Villemard. Dessinées en 1910, en pleine Belle Époque, ces saynètes délicieusement surannées décrivaient un futur ultra-technologique tel qu’on se le représentait à l’époque: conversations téléphoniques avec hologrammes, moyens de transport supersoniques, machines à tailler la barbe et à coiffer les dames. Même si on peut y reconnaître les ancêtres d’objets que nous utilisons tous les jours, la combinaison de bras articulés, de pavillons de gramophones et de vêtements 1900 fait tout de même sourire… Le tournant du siècle, fin du 19e et début du 20e, est aussi l’époque du triomphe de Jules Verne. Le sous-marin du Capitaine Némo, le Nautilus, est un exemple éclatant de ces machines compliquées dont la fonction n’est pas toujours évidente mais qui ont une allure indéniable! D’ailleurs, vous pourrez retrouver les Mystères du Nautilus parmi les attractions de Disneyland Paris. Jules Verne fut aussi une source d'inspiration non négligeable pour Caro et Jeunet, et reste le saint patron du Steampunk, à Paris comme dans le monde. « Le Jules Verne » est d'ailleurs le nom du restaurant au 2e étage de la Tour Eiffel, symbole Steampunk s'il en fût. Les Mystères du Nautilus – Disneyland Paris – accessible en RER A, arrêt Marne-la-Vallée/Chessy, ou par le Disneyland Paris Express depuis Gare du Nord, Opéra et Châtelet. Restaurant Le Jules Verne (Alain Ducasse) - 2e étage de la Tour Eiffel – avenue Gustave Eiffel, 75007 – métro 6 Bir-Hakeim, RER C Tour Eiffel La collection d'automates et l'aéroplane Blériot du Musée des Arts et Métiers Cette fascination pour les machines ingénieuses ne date pas d'hier – et ne date pas non plus de Jules Verne. Les bricoleurs poètes pourront continuer leurs rêveries au Musée des Arts et Métiers, qui possède une superbe collection d'automates de toutes les époques. Ce Théâtre des Automates montre notamment une Marie-Antoinette musicienne, joueuse de tympanon. Ses gracieux mouvements de tête produisent une impression étrange, presque vivante. Le Théâtre rassemble encore d'autres spécimens curieux, de nombreux jouets comme ce Don Quichotte aux fières moustaches peintes sur son destrier à roulettes, ainsi que d'autres musiciens, comme ce joueur d'orgue de Barbarie. Au gré des galeries, on peut aussi admirer la machine volante de Louis Blériot, ancêtre de l'avion. Cet aéroplane est celui-là même qui permit à Blériot de traverser la Manche en 37 minutes en 1909 – et ce film d'époque, au noir et blanc grenu et tremblotant, aura certainement influencé les fans de Méliès que sont Caro et Jeunet. Le personnage de l'inventeur loufoque et audacieux, qui teste ses propres machines au péril de sa vie, est une figure bien connue du panthéon Steampunk ! Musée des Arts et Métiers – 60, rue de Réaumur, 75003 – métro Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol – tarif : 8€, tarif réduit 5,50€, gratuit le premier dimanche du mois et le jeudi de 18h à 21h30 Station Arts et Métiers, ligne 11 La station de métro Arts et Métiers elle-même est bien connue des « vaporistes » pour son look à la fois rétro et futuriste, marque de fabrique du Steampunk... Sur les quais de la ligne 11, elle multiplie les clins d'œil, comme ces hublots qui font semblant de donner sur les profondeurs de la Terre, et qui mettent en scène des objets du musée des Arts et Métiers, comme la sphère armillaire ou le satellite Telstar. Sa voûte elliptique, entièrement recouverte de plaques de cuivre rivetées, lui donne un look très particulier qui évoque la mécanique et les machines, de même que les grands rouages au bout du quai. Cette déco mise en place pour le bicentenaire du Conservatoire national des Arts et Métiers est due au scénariste Benoît Peeters et au dessinateur François Schuiten. Amis de longue date, ils ont collaboré à la bande dessinée fantastique Les Cités Obscures. Cet univers de science-fiction nous emmène, entre autres lieux, à « Brüsel » et « Pâhry » : ces deux villes imaginaires ressemblent à ce que pourraient être Bruxelles et Paris, si un urbaniste Steampunk fou les avait redessinées...

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D'Amélie Poulain au Steampunk : l'univers onirique de Caro et Jeunet

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Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

il y a 2 ans - Julie D.

Le Musée Carnavalet, musée d'histoire de Paris, est fermé jusqu'à fin 2019 2000 sculptures, 2600 peintures, 300 000 estampes, 150 000 photographies, 10 000 pièces archéologiques... Le musée Carnavalet est la mémoire de Paris. Depuis la tribu gauloise des Parisii et les pirogues préhistoriques retrouvées dans le quartier de Bercy, jusqu'aux premières photographies de Paris par Émile Atget, en passant par les clés de la Bastille et même une mèche de cheveux de Louis XVI, le musée relate l'histoire mouvementée de la capitale française. Ou plutôt « relatait », car le musée est fermé pour rénovation jusqu'à la fin de l'année 2019, pour ne rouvrir qu'en 2020. Malheur ! Alors comment faire pour découvrir l'extrême richesse de cette histoire, et comment prendre son mal en patience pendant que le musée fait peau neuve ? Ne voulant pas laisser ses visiteurs orphelins, le musée Carnavalet a mis en place une série de visites guidées et conférences sur de nombreux thèmes. Ces activités hors les murs emmènent les curieux flâner dans plusieurs quartiers parisiens. On a l'embarras du choix : balades « le Paris des écrivains », avec entre autres le Paris de Victor Hugo ou le Paris de Proust ; des promenades consacrées à une époque historique : le Paris médiéval, le Paris de la Révolution ; ou encore des balades de quartier, autour de Montmartre, des Halles ou de la Grange aux Belles. En effet, les rues de Paris sont peut-être le meilleur endroit pour découvrir l'histoire de la ville. Si elle s'explore avec délices dans un musée, cette histoire se découvre aussi le nez au vent, dans ce musée en plein air qu'est la Ville Lumière. D'ailleurs, les temps ont changé, et l'institution Paris Musées s'est mise à la page. Le musée devient portatif et interactif : on peut désormais télécharger l'appli Paris au Fil de la Seine pour découvrir l'histoire de Paris en se baladant le long des quais. Depuis l'île Saint-Louis jusqu'au pont Alexandre III, on découvre les anecdotes qui ont fait l'histoire, et on superpose selfies d'aujourd'hui et œuvres d'hier. Pour un côté « fiches scolaires » qui peut pourtant ne pas être inutile parfois, on ira bachoter en cachette la rapide mise au point chronologique de Paris Info. Outre le rappel des dates, le site offre aussi, beaucoup plus ludique, un parcours de balade dans Paris qui nous fait arpenter la ville depuis l'antiquité gallo-romaine avec les Arènes de Lutèce, jusqu'au nouveau quartier de la Bibliothèque Nationale de France tout récent. Car l'histoire de Paris continue à s'écrire ! D'autres musées pour découvrir l'histoire de Paris Pourtant un séjour à Paris ne saurait se passer tout à fait de musées... Il en est d'autres que le musée Carnavalet, qui restent, eux, ouverts. Musée Cognacq-Jay Pour ceux qui associent Paris au raffinement du 18e siècle, le musée Cognacq-Jay est la destination toute trouvée. Il rassemble, dans le somptueux hôtel de Donon, le legs d'Ernest Cognacq et sa femme Marie-Louise Jay. Les époux Cognacq-Jay font eux-mêmes partie de l'histoire de Paris puisqu'ils sont les fondateurs du magasin La Samaritaine. Férus d'art du 18e siècle, ils collectionnent toute leur vie durant tableaux, sculptures, dessins, pièces de mobilier, bijoux et bibelots. Musée Cognacq-Jay – 8 rue Elzévir, 75003 – Ouvert de 10h à 18h, du mardi au dimanche – fermé le lundi – métro Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau – entrée gratuite pour la collection permanente, payante pour les expositions temporaires – le musée n'est malheureusement pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Musée Jacquemart-André Le musée Jacquemart-André abrite la collection d'un autre couple féru d'art, Édouard André et sa femme Nélie Jacquemart. André était l'héritier de l'une des plus grandes fortunes du Second Empire, et avait servi dans la garde personnelle de Napoléon III : encore une fois, la petite histoire rejoint la grande et le fondateur du musée fascine autant par son trajet personnel que par son legs. Dans le cadre fastueux de l'hôtel particulier qu'André fit construire à grands frais à partir de 1868, on peut admirer de nombreux tableaux et objets d'art. On s'intéresse autant au lieu lui-même qu'aux magnifiques collections d'art, qui rassemblent des primitifs italiens, des artistes du 18e siècle français (Fragonard, Vigée-Lebrun), des artistes hollandais (Rembrandt, Van Ruysdael) et anglais (Joshua Reynolds). Pour respecter le vœu de Nélie Jacquemart, la disposition des lieux a été maintenue telle quelle : on déambule donc dans les pièces telles qu'elles étaient habitées par les époux Jacquemart-André, et le musée est aussi le témoin d'un train de vie luxueux sous le Second Empire. Musée Jacquemart-André – 158 boulevard Haussmann, 75008 – Ouvert tous les jours de 10h à 18h, nocturne le lundi jusqu'à 20h30 en période d'exposition – métro Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule – entrée 13,50 € – acheter le billet en ligne sur le site du musée pour un accès coupe-file. Musée National du Moyen-Âge – Thermes de Cluny Le Musée national du Moyen-Âge a trouvé le cadre parfait dans l'hôtel de Cluny. La magnifique bâtisse était autrefois la résidence du puissant ordre monastique de Cluny. Elle est construite à partir de 1485 dans le style gothique, mais dès le 13e siècle l'ordre de Cluny possédait à proximité un collège pour l'éducation de ses novices. La chapelle, qui date du 15e siècle, est un bijou architectural, avec sa voûte extrêmement gracieuse et richement sculptée. Le musée abrite une extraordinaire collection d'art médiéval, notamment la splendide tapisserie de la Dame à la Licorne. Musée du Moyen-Âge – 6, place Paul Painlevé, 75005 – ouvert tous les jours de 9h15 à 17h45 sauf le mardi (billetterie jusqu'à 17h15) – 8€, 6€ tarif réduit, gratuit le premier dimanche de chaque mois – métro Cluny-La Sorbonne ou Saint-Michel. Musée de Montmartre Connaissez-vous le chat noir, ce chat Art Déco que l'on retrouve partout sur les souvenirs, affiches, parapluies, magnets de frigo, tasses... Découvrez l'original, la célèbre affiche dessinée par Steinlein pour le Cabaret du Chat Noir, au Musée de Montmartre. Tout près de la place du Tertre et pourtant si loin de son agitation et de la foule des touristes, le musée transporte ses visiteurs au cœur du Montmartre bohème de la fin du 19e et du début du 20e. On y retrouve aussi le « jardin de Renoir » : Renoir loua pendant deux ans un studio dans le bâtiment qui héberge aujourd'hui le musée, et le jardin a été recréé tel qu'il est représenté sur de nombreuses toiles du peintre impressionniste. Le musée présente une superbe collection d'œuvres et de témoignages de Modigliani, Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, Toulouse-Lautrec et bien d'autres. Musée de Montmartre – 12 rue Cortot, 75018 – ouvert tous les jours, toute l'année de 10h à 18h et jusqu'à 19h d'avril à septembre – métro Lamarck-Caulaincourt – de 9,5€ à 11€ selon les expos. Musée de la Préfecture de Police Le Musée de la Préfecture de Police retrace l'histoire des forces de police de Paris, depuis leur création sous Louis XIV. Paris au 17e siècle était une métropole grouillante dont le souverain connaissait trop bien l'esprit rebelle depuis la Fronde qui l'obligea, encore enfant, à fuir la capitale. Le Roi Soleil charge Colbert d'organiser une force de police moderne, et c'est le début d'une histoire fascinante qui reflète les évolutions de la ville. Les réformes importantes amenées par les lieutenants successifs ont façonné le visage de Paris : l'introduction de l'éclairage public au 18e siècle est due à la police et a contribué à faire de Lutèce la Ville Lumière, et l'établissement d'un fichier centralisé des délinquants, avec les techniques d'Alphonse Bertillon, marque les débuts de la police scientifique à la fin du 19e. Le musée présente aussi une histoire de la criminalité et des châtiments réservés aux criminels. Cette partie de la collection, surnommée « musée du Crime », fait souvent froid dans le dos... Musée de la Préfecture de Police – 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 – métro Maubert-Mutualité – ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h – accès gratuit.

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Paris, capitale des cabarets

il y a 2 ans - Pauline P.

Symboles du glamour et de l’esprit festif attachés à la capitale française, les cabarets parisiens font rêver les touristes des quatre coins du monde. Revue, burlesque, cirque, magie… il y en a pour tous les goûts, avec un dénominateur commun : le bonheur de s’amuser et de s’émerveiller ensemble ! Le Paradis Latin, le plus vieux cabaret parisien Fondé en 1802 par Napoléon Bonaparte, le Paradis Latin est à l’époque le lieu le plus prisé de la capitale. Son histoire est intimement liée à la vie culturelle de Paris : de nombreux artistes, intellectuels, politiques, journalistes s’y côtoient ; Balzac, Dumas père et fils ou Mérimée sont des habitués, et c’est Gustave Eiffel, figure du paysage parisien, qui le reconstruit après un incendie, en même temps qu’il édifie l’emblématique Tour Eiffel pour l’exposition universelle de 1889. Après une longue période de fermeture puis d’abandon des lieux, de 1894 à 1977, le Paradis Latin renaît et programme à nouveau des revues de music-hall, spectacles alliant chansons, magie et numéros de cirque. Le cabaret a retrouvé la splendeur de ses débuts et attire plus que jamais les foules… Le Paradis Latin, 28 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris. Dîner à 20 heures, spectacle à 21h30 Le Moulin Rouge, de la Belle Epoque à nos jours Au pied de la butte Montmartre, haut lieu de la fête et de l’art dès la fin du XIXème siècle, le Moulin Rouge réinvente dès 1889 le spectacle, avec des numéros de magie et de cirque extravagants. Puis ce sont les revues qui débutent, et les plus grands noms de la scène française qui débutent ou confirment leur succès sur les planches du Moulin Rouge : la Goulue, Mistinguett, Maurice Chevalier puis plus tard Edith Piaf, Yves Montand ou Charles Aznavour… Le cabaret a accueilli la Reine d’Angleterre pour une représentation privative, et a multiplié les soirées de gala, invitant les plus grandes stars internationales : Liza Minelli, Ray Charles ou encore Elton John se sont produits sur cette scène mythique. Un mythe qui perdure aujourd’hui, avec des revues qui de produisent régulièrement à l’étranger, et un French Cancan toujours aussi iconique. Le Moulin Rouge, 82 Boulevard de Clichy, 75018 Paris. Dîner à 19h, spectacle à 21h ou 23h Le Lido, paillettes et glamour sur les Champs Elysées Sur les Champs Elysées, plus belle avenue du monde, Le Lido ouvre ses portes en 1946, et dès lors, éblouit les spectacteurs du monde entier avec ses costumes extravagants et ses danseuses talentueuses. La compagnie des Bluebell Girls est devenue un véritable mythe : ces danseuses aux jambes interminables (il faut mesurer au minimum 1.75m pour intégrer la troupe) et à l’élégance légendaire proposent chaque soir une représentation exceptionnelle. 200 kilos de plumes, une patinoire, 300 000 bouteilles de champagne par an… le Lido est le temple de la démesure, pour le plus grand bonheur des spectacteurs émerveillés. Le Lido, 116 Avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Dîner à 19h, spectacle à 21h ou 23h Le Crazy Horse, strip-tease glamour à Paris Véritable temple de l’érotisme chic, le Crazy Horse a été créé dans les années 50 pour renouveler le genre du cabaret, en mêlant l’art du strip-tease à une esthétique léchée et très sophistiquée. Talons vertigineux, perruques à frange et faux-cils démesurés, les danseuses du Crazy Horse s’effeuillent dans une ambiance d’ombres et de lumières. Des guest-stars sont régulièrement invitées à rejoindre la troupe, pour rendre le show encore plus inoubliable… Le Crazy Horse, 12 Avenue George V, 75008 Paris

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