Blog


Le blog HomeTown Paris vous propose une sélection d'articles consacrés à la destination Paris, ses nouvelles, la culture, les activités et bien sûr, ses habitants

Mode de vie

Exposition Orchidées Paris : l'occasion de revisiter les jardins botaniques de Paris

il y a 1 an - Julie D.

Qui a dit que Paris était gris ? La grande ville recèle quelques recoins bien cachés où l'on peut se mettre au vert et se promener le long d'impressionnants parterres de fleurs. À l'occasion de l'exposition Orchidées Paris, du 23 au 25 mars 2018, profitons-en pour faire un petit tour des jardins botaniques de la capitale. Le défilé des élégantes : Orchidées Paris 2018 Du 23 au 25 mars aura lieu à Paris une impressionnante exposition d'orchidées, à la Porte de la Villette, où cette fleur ensorcelante et gracile aura la vedette. L'exposition réunira des producteurs d'orchidées venus des quatre coins du monde, ainsi que des institutions et associations orchidophiles comme la Fondation Writhlington School, les Serres du Sénat – Jardin du Luxembourg, la Fondation Eric Young et d'autres encore. On pourra y acheter des espèces botaniques rares et les dernières créations d'orchidées hybrides. Pour les plus assidus, un congrès de haute volée permettra de diffuser les derniers résultats scientifiques ; certaines conférences seront plus accessibles aux amateurs. Pendant les trois jours que durera l'exposition, la Société Nationale d'Horticulture de France proposera des ateliers de confection de bouquets. Retrouvez aussi des ateliers grand public pour prendre soin de vos orchidées et mieux les cultiver, des ateliers pour les enfants et un concours photo. Exposition Orchidées 2018 – Hall A du Paris Event Center, 20 Avenue de la Porte de la Villette, Paris 19 – métro 7 ou tram 3B Porte de la Villette – entrée 12€, gratuit pour les moins de 12 ans. Roses, dahlias, iris : les saisons des jardins botaniques à Paris À cette occasion, pourquoi ne pas découvrir, ou redécouvrir, les jardins botaniques de Paris ? Les Parisiens ont à leur disposition les quatre sites du Jardin Botanique de Paris lui-même, mais aussi l'incontournable Jardin des Plantes, et le discret jardin botanique de la Faculté de Pharmacie de l'Université Paris 5 – René Descartes. Chacun de ces jardins a sa propre histoire et sa propre atmosphère, mais ce sont tous des havres de paix inespérés dans la mégalopole. Le Parc Floral de Vincennes Le Parc Floral de Vincennes, accessible depuis l'esplanade du Château de Vincennes, est immense ; c'est le cadre idéal pour de longues promenades à la découverte des pivoines (floraison en avril et mai), des iris (mai et juin), des géraniums (mai à septembre) et des dahlias (août à octobre). Retrouvez l'agenda des floraisons ici. Le Parc Floral accueille aussi de nombreuses manifestations culturelles, comme le Concours International du Dahlia tous les ans fin septembre, mais aussi des festivals et concerts sans rapport immédiat avec les fleurs, hormis la beauté ! Le Parc Floral est ainsi le théâtre du Paris Jazz Festival en juin et juillet, et de Classique au Vert, les week-ends d'août et de septembre. L'été est bien entendu la saison reine, où il fait bon musarder dans les allées fleuries. Mais même si votre fleur préférée n'a pas encore pointé le bout de son nez, le Parc Floral promet d'autres attractions, comme le jardin de sculptures où vous pourrez apprécier en plein air des œuvres de Tinguely, Giacometti ou Calder. Les « rosalies » (quadricycles), le ping-pong ou le parcours de chasse au trésor permettront d'occuper les enfants. Parc Floral de Vincennes – Route de la Pyramide, Paris 12 – métro 1 Château de Vincennes – ouvert tous les jours à partir de 9h30, jusqu'à 20h en été (avril à septembre), jusqu'à 18h30 en octobre et en mars, et jusqu'à 17h en hiver. L’entrée du parc est payante (2,50 €) du 1er mai au 31 octobre 2017. Tarif réduit (1,50 €) pour les jeunes de 7 à 26 ans, gratuit pour les moins de 7 ans. Entrée gratuite les soirs de concert sur présentation d'un billet ou contremarque. Jardin des Serres d'Auteuil De l'autre côté de la ville se trouve le Jardin des Serres d'Auteuil et ses admirables serres tropicales. C'est à l'origine un jardin décoré, avec quelques serres et des parterres de fleurs, commandité par Louis XV. Il connaît son véritable essor à la fin du 19e siècle, lorsque la ville de Paris cherche à créer un lieu de production horticole. L'architecte Formigé rénove alors le jardin d'Auteuil et fait appel à l'atelier de Rodin pour décorer le mur de soutènement des terrasses de mascarons, visages grotesques et masques grimaçants. Le Jardin des Serres d'Auteuil abrite, en fait, plusieurs jardins : à la française, à la japonaise, méditerranéen et contemporain. Dans les serres, découvrez cactées, palmiers et plantes tropicales selon un parcours très pédagogique et bien expliqué. Jardin des Serres d'Auteuil – 1 Place de la Porte d'Auteuil / 1 Avenue Gordon Bennett, Paris 16 – métro 10 Porte d'Auteuil – entrée gratuite. Parc de Bagatelle Situé dans le 16e arrondissement près de Neuilly, le Parc de Bagatelle est le summum du raffinement. On y trouve la fameuse Roseraie de Bagatelle, ainsi que le jardin des nymphéas, et une orangerie. Ici et là, les paons déambulent tranquillement, entres grottes, cascades et pont de pierre de ce paysage savamment mis en scène. Le point fort de la saison est le Week-end de la Rose, début juin, et son Concours International de Roses nouvelles. À côté de la roseraie se trouve le superbe jardin des iris, d'inspiration hispano-mauresque. L'histoire du Parc de Bagatelle est romantique à souhait : le parc lui-même et la « folie » (résidence de plaisance) du château de Bagatelle sont le fruits d'un pari impossible entre Marie-Antoinette et son beau-frère, le comte d'Artois. En 1777, Marie-Antoinette met le comte au défi de réaliser ce projet fou en moins de 100 jours. Pari relevé avec panache : au prix d'un effort surhumain, le parc et le château sont prêts en 64 jours... Comme le Parc Floral de Vincennes, il accueille régulièrement des concerts et festivals de musique, comme les Musicales de Bagatelle (fin juin), le Festival Chopin (en juin-juillet) et les Solistes de Bagatelle (à l'orangerie, les week-ends de septembre). Parc de Bagatelle – Route de Sèvres à Neuilly, Paris 16 – métro 1 Porte Maillot, RER C Neuilly-Porte Maillot – ouvert tous les jours de 9h30 à 20h d'avril à septembre, jusqu'à 18h30 en mars, et 17h d'octobre à février – entrée gratuite sauf pendant événements, entrée 6€ L'incontournable : le Jardin des Plantes On ne présente plus l'auguste Jardin des Plantes. C'est le doyen des jardins botaniques parisiens puisque l'apothicaire Nicolas Houël donnait déjà des cours d'herboristerie à cet emplacement au 16e siècle. Au 18e siècle, le célèbre naturaliste Buffon en fait l'un des plus importants centres de recherche scientifique en Europe. Partie prenante du Muséum National d'Histoire Naturelle, le Jardin des Plantes reste fidèle à sa vocation scientifique. Il regroupe en fait plusieurs jardins (douze au total) : les grandes serres, à nouveau ouvertes au public depuis 2010, jardin alpin, jardin des iris et plantes vivaces, jardin des pivoines, jardin de roses et de roches, jardin potager, jardin écologique et l'école de botanique. Et il abrite pas moins de 15 000 plantes différentes... Jardin des Plantes – métro 5 Gare d’Austerlitz, 7 Censier Daubenton, 10 Jussieu ou Gare d’Austerlitz, RER C Paris-Austerlitz – ouvert tous les jours du lever au coucher du soleil (voir horaires précis sur la page Facebook) – entrée gratuite, sauf la Galerie de Botanique, 7€. Le jardin botanique de la Faculté de Pharmacie – Université Paris 5 Peu de gens en connaissent l'existence. Il se cache dans un coin discret du 6e arrondissement, à deux pas du Jardin du Luxembourg. Il suffit pourtant d'entrer dans la Faculté de Pharmacie, avenue de l'Observatoire, et d'aller tout droit, pour se retrouver dans ce jardin consacré aux plantes médicinales, mais pas uniquement. Les collections de ce jardin botanique sont bien entendu orientées vers la recherche scientifique et médicale, et permettent aussi aux étudiants en pharmacie de se familiariser avec certaines plantes toxiques courantes, afin de sensibiliser leurs futurs clients. Les magnifiques serres, dont certaines héritées de Gustave Eiffel, ne se visitent que lors des visites guidées, le jeudi de 14h à 16h. Jardin botanique de la Faculté de Pharmacie – Université Paris 5 – René Descartes – 4, avenue de l'Observatoire, Paris 6 – RER B Port-Royal ou Luxembourg, métro 4 Vavin, métro 12 Notre-Dame des Champs – ouvert aux mêmes horaires que la Faculté de Pharmacie – visites guidées le jeudi de 14h à 16h.

Lire plus
Exposition Orchidées Paris : l'occasion de revisiter les jardins botaniques de Paris

Exposition Orchidées Paris : l'occasion de revisiter les jardins botaniques de Paris

Enfants

Où voir des spectacles de cirque à Paris?

il y a 1 an - Julie D.

Paris, capitale du cirque ? N’y a-t-il pas comme une petite contradiction à assigner un lieu au cirque ? Après tout, le cirque est le royaume des chapiteaux ambulants, des funambules et saltimbanques itinérants. Le nomadisme des troupes de cirque est bien connu. Alors pourquoi vouloir faire de Paris le « lieu » du cirque ? Paris est la capitale de la bohème, à jamais associée à la ville qui a toujours réservé un accueil chaleureux aux artistes. Et c’est aussi à Paris que le cirque tel que nous le connaissons aujourd’hui a vu le jour en 1782. Le monde du cirque, toujours magique, suspendu entre ciel et terre, navigant entre la haute voltige des écuyères, les sauts époustouflants des trapézistes et le divertissement plus terre-à-terre des clowns, a inspiré de nombreux artistes parisiens ou venus à Paris. Les impressionnistes peignent au moment où le cirque devient un passe-temps à la mode à Paris, et se démocratise. À partir du Second Empire et sous la 3e République, soit la deuxième moitié du 19e siècle, les peintres comme Seurat rendent hommage aux artistes du chapiteau. Ce demi-monde en clair-obscur qui crée l’illusion et le rêve, inspire Degas, Toulouse-Lautrec, Chagall et Picasso par son ambiguïté, les pieds dans la sciure de la piste, la tête dans les étoiles. L'Amphithéâtre Anglais de Philip Astley : les origines du cirque à Paris Avec sa piste ronde, dont le rayon (13,5 mètres) est déterminé par la longueur du fouet du dresseur, le cirque traditionnel est à l’origine un spectacle de dressage de chevaux. Son inventeur est l’Anglais Philip Astley, qui devient entrepreneur dans le divertissement à son retour des Amériques après la Guerre de Sept Ans, en 1763. La Philip Astley Riding School connaît très vite un succès retentissant à Londres. Sa réputation parvient jusqu’aux oreilles de Louis XV, à une époque où l’aristocratie française s’entiche avec ferveur de tout ce qui est anglais. Cette mode anglomane adopte l’habit anglais et les nobles français font collection de chiens de chasse et de chevaux anglais. Louis XV invite Philip Astley à Paris en 1772, et Astley n’en repartira plus. Philip Astley s’associe à Antonio Franconi, bateleur d’origine italienne installé en France. Leur florissante association donne au cirque ses lettres de noblesse et les Franconi deviendront la première dynastie circassienne, présageant l’essor des Bouglione, Zavatta, Medrano et Fratelli. Philip Astley et Franconi sont tous deux enterrés au cimetière du Père-Lachaise, comme il se doit pour des légendes françaises. Où voir des spectacles de cirque à Paris ? À Paris le cirque fait toujours rêver grands et petits : il se porte bien dans la Ville Lumière. On a l’embarras du choix : plusieurs salles de spectacles accueillent des troupes en tournée internationale, d’autres, comme le Cirque d’Hiver Bouglione, ont élu résidence à Paris et présentent régulièrement leur dernière création. Pour une liste complète des spectacles de cirque, voir l’Officiel des spectacles, rubrique « Théâtre », sous-rubrique « Cirque et Autres Spectacles ». La Piste aux Étoiles dans toute sa splendeur : le Cirque d'Hiver Bouglione On ne peut pas parler de cirque à Paris sans mentionner cette institution. Rue Amelot, dans le 11e arrondissement, le majestueux Cirque d’Hiver est classé Monument Historique. C’est le plus ancien « cirque » du monde, si l’on entend par cirque un bâtiment en dur consacré exclusivement à ce divertissement. Sa fondation est caractéristique de son époque, l’éblouissant Second Empire qui s’étourdit de divertissements plus flamboyants les uns que les autres. C’est le prince Napoléon Bonaparte lui-même, futur empereur Napoléon III, qui l’inaugure en 1852. Comme de tradition, le Cirque d’Hiver est d’abord le théâtre de spectacles équestres très élaborés, prisés par l’aristocratie qui apprécie les prouesses de magnifiques chevaux dressés avec un immense savoir-faire. Mais très vite le Cirque d’Hiver diversifie ses attractions, et devient un cirque véritable, avec acrobates, jongleurs, magiciens, clowns, etc. Il accueille de nombreuses « premières mondiales » : c’est au Cirque d’Hiver que se produit Jules Léotard, le premier « artiste volant », inventeur du numéro de trapèze, en 1859. Le Cirque d’Hiver a aussi été la toile de fond du film Trapèze, de Carol Reed, avec Gina Lollobrigida, Burt Lancaster et Tony Curtis. Un film dans lequel Achille Zavatta joue son propre rôle, et où l’un des personnages s’appelle Bouglione… Aujourd’hui, il demeure le symbole du prestigieux cirque traditionnel, et accueille de nombreux spectacles et meetings. Il appartient toujours à la famille Bouglione, qui produit chaque année un nouveau spectacle. Jusqu’en mars 2018, il s'agit d'Exploit (bande annonce ici). Cirque d’Hiver Bouglione, 110 rue Amelot, Paris 11e – métro Filles du Calvaire, ligne 8 – visite virtuelle du cirque sur la page Facebook Rendez-vous annuels de cirque à Paris Le cirque se sent à son aise à Paris : plusieurs rendez-vous annuels font la part belle à ses pirouettes lors de vénérables festivals dont certains existent, excusez du peu, depuis plusieurs décennies. Festival du Cirque de Demain, fin janvier – début février La 39e édition de ce prestigieux festival aura lieu du 1er au 4 février 2018, au cirque Phénix, dans le 12e arrondissement. Chaque année, de jeunes artistes déjà confirmés mais encore peu connus viennent présenter leurs dernières créations devant un jury exigeant et un public fasciné. Les plus talentueux se verront récompensés d’un prix qui contribue souvent à les propulser sur le devant de la scène internationale. Le Cirque Phénix, avec 6000 places assises, est coutumier des grands spectacles : à part le Festival du Cirque de Demain, il accueille tout au long de l’année spectacles et créations. Sa voûte impressionnante, sans aucun pilier, permet à tous les spectateurs de profiter du spectacle sans entrave visuelle. Festival du Cirque de Demain – Cirque Phénix, Pelouse de Reuilly, Paris 12 – métro ligne 8 Liberté ou Porte Dorée – +33 1 45 72 10 00 Les animaux ne sont pas admis – le Cirque Phénix, du fait de sa puissante sonorisation, n’est pas recommandé aux bébés – disponibles : casques réducteurs de bruit et rehausseurs – accessible aux personnes à mobilité réduite (contacter le cirque quelques jours avant votre visite). L’Atelier du Plateau fait son cirque, en octobre Pendant trois semaines en octobre, du jeudi au dimanche soir, l’Atelier du Plateau fait son cirque, et ce depuis 16 ans. Cette série de spectacles privilégie les rencontres inédites et les moments magiques entre artistes de cirque et musiciens, comédiens, danseurs, clowns et acrobates. Dans une ancienne fabrique disposant d’une excellente acoustique, et qui peut accueillir des agrès aériens sous ses plafonds tout en hauteur, les improvisations et les mariages audacieux et créatifs. L’Atelier du Plateau, 5, rue du Plateau, 75019 Paris – métro Jourdain – +33 1 42 41 28 22 – plein tarif 13€, moins de 12 ans 6€ – voir le programme de l’édition 2017. Village de Cirque, Pelouse de Reuilly, en octobre Tous les ans en octobre, la Pelouse de Reuilly dans le 12e arrondissement accueille le Village de Cirque pour un joyeux festival de cinq jours. Sous chapiteau, le festival fait la part belle à de jeunes troupes en tournée, pour des spectacles étonnants de virtuosité et de fraîcheur, qu’on quitte un large sourire aux lèvres. Village de Cirque – Pelouse de Reuilly, Paris 12 – métro Porte Dorée – voir le programme de l'édition 2017. Parade(s), festival des arts de la rue, Nanterre Si l’on est à Paris vers la fin du mois de mai et le début du mois de juin, il faut courir à Nanterre pour assister à Parade(s), le festival des arts de la rue. Chaque année depuis pas moins de vingt-huit ans, ce festival gratuit et ouvert à tous accueille plusieurs dizaines de compagnies d’artistes. L’édition 2018 aura lieu les 1er, 2 et 3 juin. Parade(s) – Nanterre, dans toute la ville – voir le teaser du festival 2017.

Lire plus
Où voir des spectacles de cirque à Paris?

Où voir des spectacles de cirque à Paris?

Culture & Art

Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

il y a 2 ans - Julie D.

Le Musée Carnavalet, musée d'histoire de Paris, est fermé jusqu'à fin 2019 2000 sculptures, 2600 peintures, 300 000 estampes, 150 000 photographies, 10 000 pièces archéologiques... Le musée Carnavalet est la mémoire de Paris. Depuis la tribu gauloise des Parisii et les pirogues préhistoriques retrouvées dans le quartier de Bercy, jusqu'aux premières photographies de Paris par Émile Atget, en passant par les clés de la Bastille et même une mèche de cheveux de Louis XVI, le musée relate l'histoire mouvementée de la capitale française. Ou plutôt « relatait », car le musée est fermé pour rénovation jusqu'à la fin de l'année 2019, pour ne rouvrir qu'en 2020. Malheur ! Alors comment faire pour découvrir l'extrême richesse de cette histoire, et comment prendre son mal en patience pendant que le musée fait peau neuve ? Ne voulant pas laisser ses visiteurs orphelins, le musée Carnavalet a mis en place une série de visites guidées et conférences sur de nombreux thèmes. Ces activités hors les murs emmènent les curieux flâner dans plusieurs quartiers parisiens. On a l'embarras du choix : balades « le Paris des écrivains », avec entre autres le Paris de Victor Hugo ou le Paris de Proust ; des promenades consacrées à une époque historique : le Paris médiéval, le Paris de la Révolution ; ou encore des balades de quartier, autour de Montmartre, des Halles ou de la Grange aux Belles. En effet, les rues de Paris sont peut-être le meilleur endroit pour découvrir l'histoire de la ville. Si elle s'explore avec délices dans un musée, cette histoire se découvre aussi le nez au vent, dans ce musée en plein air qu'est la Ville Lumière. D'ailleurs, les temps ont changé, et l'institution Paris Musées s'est mise à la page. Le musée devient portatif et interactif : on peut désormais télécharger l'appli Paris au Fil de la Seine pour découvrir l'histoire de Paris en se baladant le long des quais. Depuis l'île Saint-Louis jusqu'au pont Alexandre III, on découvre les anecdotes qui ont fait l'histoire, et on superpose selfies d'aujourd'hui et œuvres d'hier. Pour un côté « fiches scolaires » qui peut pourtant ne pas être inutile parfois, on ira bachoter en cachette la rapide mise au point chronologique de Paris Info. Outre le rappel des dates, le site offre aussi, beaucoup plus ludique, un parcours de balade dans Paris qui nous fait arpenter la ville depuis l'antiquité gallo-romaine avec les Arènes de Lutèce, jusqu'au nouveau quartier de la Bibliothèque Nationale de France tout récent. Car l'histoire de Paris continue à s'écrire ! D'autres musées pour découvrir l'histoire de Paris Pourtant un séjour à Paris ne saurait se passer tout à fait de musées... Il en est d'autres que le musée Carnavalet, qui restent, eux, ouverts. Musée Cognacq-Jay Pour ceux qui associent Paris au raffinement du 18e siècle, le musée Cognacq-Jay est la destination toute trouvée. Il rassemble, dans le somptueux hôtel de Donon, le legs d'Ernest Cognacq et sa femme Marie-Louise Jay. Les époux Cognacq-Jay font eux-mêmes partie de l'histoire de Paris puisqu'ils sont les fondateurs du magasin La Samaritaine. Férus d'art du 18e siècle, ils collectionnent toute leur vie durant tableaux, sculptures, dessins, pièces de mobilier, bijoux et bibelots. Musée Cognacq-Jay – 8 rue Elzévir, 75003 – Ouvert de 10h à 18h, du mardi au dimanche – fermé le lundi – métro Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau – entrée gratuite pour la collection permanente, payante pour les expositions temporaires – le musée n'est malheureusement pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Musée Jacquemart-André Le musée Jacquemart-André abrite la collection d'un autre couple féru d'art, Édouard André et sa femme Nélie Jacquemart. André était l'héritier de l'une des plus grandes fortunes du Second Empire, et avait servi dans la garde personnelle de Napoléon III : encore une fois, la petite histoire rejoint la grande et le fondateur du musée fascine autant par son trajet personnel que par son legs. Dans le cadre fastueux de l'hôtel particulier qu'André fit construire à grands frais à partir de 1868, on peut admirer de nombreux tableaux et objets d'art. On s'intéresse autant au lieu lui-même qu'aux magnifiques collections d'art, qui rassemblent des primitifs italiens, des artistes du 18e siècle français (Fragonard, Vigée-Lebrun), des artistes hollandais (Rembrandt, Van Ruysdael) et anglais (Joshua Reynolds). Pour respecter le vœu de Nélie Jacquemart, la disposition des lieux a été maintenue telle quelle : on déambule donc dans les pièces telles qu'elles étaient habitées par les époux Jacquemart-André, et le musée est aussi le témoin d'un train de vie luxueux sous le Second Empire. Musée Jacquemart-André – 158 boulevard Haussmann, 75008 – Ouvert tous les jours de 10h à 18h, nocturne le lundi jusqu'à 20h30 en période d'exposition – métro Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule – entrée 13,50 € – acheter le billet en ligne sur le site du musée pour un accès coupe-file. Musée National du Moyen-Âge – Thermes de Cluny Le Musée national du Moyen-Âge a trouvé le cadre parfait dans l'hôtel de Cluny. La magnifique bâtisse était autrefois la résidence du puissant ordre monastique de Cluny. Elle est construite à partir de 1485 dans le style gothique, mais dès le 13e siècle l'ordre de Cluny possédait à proximité un collège pour l'éducation de ses novices. La chapelle, qui date du 15e siècle, est un bijou architectural, avec sa voûte extrêmement gracieuse et richement sculptée. Le musée abrite une extraordinaire collection d'art médiéval, notamment la splendide tapisserie de la Dame à la Licorne. Musée du Moyen-Âge – 6, place Paul Painlevé, 75005 – ouvert tous les jours de 9h15 à 17h45 sauf le mardi (billetterie jusqu'à 17h15) – 8€, 6€ tarif réduit, gratuit le premier dimanche de chaque mois – métro Cluny-La Sorbonne ou Saint-Michel. Musée de Montmartre Connaissez-vous le chat noir, ce chat Art Déco que l'on retrouve partout sur les souvenirs, affiches, parapluies, magnets de frigo, tasses... Découvrez l'original, la célèbre affiche dessinée par Steinlein pour le Cabaret du Chat Noir, au Musée de Montmartre. Tout près de la place du Tertre et pourtant si loin de son agitation et de la foule des touristes, le musée transporte ses visiteurs au cœur du Montmartre bohème de la fin du 19e et du début du 20e. On y retrouve aussi le « jardin de Renoir » : Renoir loua pendant deux ans un studio dans le bâtiment qui héberge aujourd'hui le musée, et le jardin a été recréé tel qu'il est représenté sur de nombreuses toiles du peintre impressionniste. Le musée présente une superbe collection d'œuvres et de témoignages de Modigliani, Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, Toulouse-Lautrec et bien d'autres. Musée de Montmartre – 12 rue Cortot, 75018 – ouvert tous les jours, toute l'année de 10h à 18h et jusqu'à 19h d'avril à septembre – métro Lamarck-Caulaincourt – de 9,5€ à 11€ selon les expos. Musée de la Préfecture de Police Le Musée de la Préfecture de Police retrace l'histoire des forces de police de Paris, depuis leur création sous Louis XIV. Paris au 17e siècle était une métropole grouillante dont le souverain connaissait trop bien l'esprit rebelle depuis la Fronde qui l'obligea, encore enfant, à fuir la capitale. Le Roi Soleil charge Colbert d'organiser une force de police moderne, et c'est le début d'une histoire fascinante qui reflète les évolutions de la ville. Les réformes importantes amenées par les lieutenants successifs ont façonné le visage de Paris : l'introduction de l'éclairage public au 18e siècle est due à la police et a contribué à faire de Lutèce la Ville Lumière, et l'établissement d'un fichier centralisé des délinquants, avec les techniques d'Alphonse Bertillon, marque les débuts de la police scientifique à la fin du 19e. Le musée présente aussi une histoire de la criminalité et des châtiments réservés aux criminels. Cette partie de la collection, surnommée « musée du Crime », fait souvent froid dans le dos... Musée de la Préfecture de Police – 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 – métro Maubert-Mutualité – ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h – accès gratuit.

Lire plus
Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

Gourmet

L'héritage de la Soul Food à Paris

il y a 2 ans - Julie D.

La soul food, un goût du Sud des États-Unis Si l'on vous dit « poulet frit américain », à quoi pensez-vous ? Non, non, pas à l'enseigne de fast-food du Kentucky... Le poulet frit est l'un des piliers de la « soul food » qui, comme la soul music, appartient à la culture des Noirs américains. La soul food, c'est la cuisine familiale riche et copieuse du Sud des États-Unis, ce sont les saveurs de l'enfance dont on se souvient avec des étoiles dans les yeux. C'est aussi une cuisine qui porte en elle le sort terrible des esclaves américains : inspirée par leur héritage africain sauvegardé tant bien que mal, malgré le déracinement et les souffrances, la soul food est une cuisine populaire, aux ingrédients et aux préparations humbles et roboratifs. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'une cuisine régime. On retrouve le poulet frit au lait fermenté, bien sûr, mais aussi le pain de maïs sucré, plus proche d'un gâteau, les patates douces et les bananes plantain frites, et autres « hush puppies » (boulettes de maïs frites). La soul food traditionnelle fait grand usage du saindoux... Cependant, on y retrouve aussi des légumes typiques comme le gombo ou okra, et le chou fourrager ou collard greens. On peut encore y ajouter l'authentique chitterlings, un ragoût de tripes... À première vue, rien à voir avec le raffinement tant vanté de la cuisine française – et pourtant, à la faveur de circonstances historiques particulières, la soul food afro-américaine a connu ses heures fastes à Paris... Découverte d'un épisode oublié de l'histoire franco-américaine et de sa descendance. Chez Haynes, le restaurant de la communauté afro-américaine À Paris, les années folles qui ont suivi les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont été des années de libération à plus d'un titre. Pour les soldats GI afro-américains venus combattre en Europe, la découverte de Paris était aussi la découverte d'une ville qui, si elle n'était bien entendu pas exempte de racisme, leur donnait tout de même bien plus de liberté que leur pays natal. À cette époque, la ségrégation était encore en vigueur dans les états du Sud. La lutte pour les droits civiques mena finalement à leur abolition, mais pas avant 1965. En France en revanche, rien n'empêchait par exemple un Noir d'épouser une Française blanche, et c'est ce que fit Leroy Haynes. Après l'armistice, cet athlétique Américain reste en France au lieu de rentrer aux États-Unis : il a en effet rencontré Gabrielle Lecarbonnier, qu'il épouse en 1949. Ils ouvrent Gabby and Haynes, rue Manuel. Après leur divorce, Leroy ré-ouvrira Chez Haynes rue Clauzel, en bas de la butte Montmartre. Son restaurant rue Manuel devient le haut lieu de la culture noire américaine à Paris. Intellectuels et artistes noirs, en visite ou installés à Paris, s'y croisent : les écrivains James Baldwin, Richard Wright et Chester Himes, le peintre Beauford Delaney, les musiciens Louis Armstrong, Sidney Bechet, Cab Calloway, Count Basie et Miles Davies. Personnalité haute en couleur, Leroy Haynes est aussi acteur à ses heures et joue dans plusieurs films de gangsters. On le voit notamment dans Trois Chambres à Manhattan, dirigé par Marcel Carné, en 1965, et dans un film de Michel Audiard en 1971 : Le Cri du cormoran, le soir au-dessus des jonques. Paris orpheline de la soul food ? Pas si vite ! Après la disparition de Leroy Haynes en 1986, sa troisième femme Maria, d'origine portugaise, continue à servir chez Haynes la cuisine qui a fait la renommée du restaurant. Pendant 23 ans, elle garde intacte la flamme de la soul food, tout en essayant de renouveler le menu en offrant des plats brésiliens. Las, les grandes heures de Chez Haynes appartiennent désormais au passé : la communauté afro-américaine à Paris n'est plus assez nombreuse et les soirées mythiques où se croisaient écrivains de la Black Power et jazzmen ne sont plus qu'un souvenir. Le restaurant ferme ses portes en 2009, et avec lui se tourne une page importante de l'histoire afro-américaine à Paris. Pendant quelques années, pas beaucoup de nouveauté en matière de cuisine américaine. Les fast-foods ont continué leur expansion inexorable, offrant à des Français mal renseignés l'illusion de manger « véritablement » américain. On aurait pu à l'époque se consoler en essayant de réaliser chez soi un autre plat de la soul food, qui reflète l'histoire métissée des États-Unis : le « cornbread », ou pain de maïs. Ce pain est au départ une recette amérindienne, qui a été adoptée et enrichie, pour devenir une recette typiquement américaine, particulièrement prisée dans la « Southern cuisine ». Le pain de maïs se fait traditionnellement à la graisse de bacon, mais on peut tout à fait essayer une version de cornbread plus légère ! Trop souvent les Français croient encore qu'il n'existe pas de gastronomie américaine – on en reste aux préjugés qui font du hamburger-frites le plat national. Ce symbole de la « malbouffe » honni par les Gaulois gastronomes n'a pourtant que peu à voir avec la cuisine américaine de gourmets. Et si le poulet frit peut sembler à certains un peu trop similaire à un certain menu de fast-food, il faut s'affranchir de ses idées reçues. Depuis quelques années, de jeunes restaurateurs américains ont eu l'audace (certains esprits chagrins diraient l'effronterie) de venir jusque sur la terre de France montrer ce dont les Yankees sont capables. C'est le cas du chef Braden Perkins, né à la Nouvelle-Orléans – on pourrait dire que la soul food fait un peu partie de son patrimoine génétique. Après le succès de son premier restaurant Hidden Kitchen, il ouvre en 2011 un nouveau restaurant, Verjus, toujours avec sa partenaire Laura Adrian. Verjus se décline en restaurant chic dont le menu dégustation change au gré des saisons et des inspirations du chef, et en bar à vin plus informel. Le poulet frit au lait ribot, salade de chou et piments jalapeno est une version revisitée et plus raffinée du grand classique. D'ailleurs, le succès de Verjus ne se démentant pas, Braden Perkins a récidivé avec Ellsworth, un peu plus loin dans la même rue. Là encore, on retrouve un authentique poulet frit accompagné de légumes marinés, car on ne change pas une équipe qui gagne si bien. Restaurant Verjus – 52, rue de Richelieu, 75001 – du lundi au vendredi de 19h à 23h – métro Pyramides, Palais Royal, Bourse ou Quatre-Septembre Restaurant Ellsworth – 34, rue de Richelieu, 75001 – horaires : déjeuner, 12h15 à 14h15 ; dîner, 19h à 22h30 ; brunch, 11h30 à 15h – métro Pyramides ou Palais Royal La soul food revisitée : l'héritage africain et antillais à l'heure du métissage Par ailleurs, fidèle à ses racines africaines et antillaises, la soul food renaît à Paris en version que l'on pourrait dire « française ». Enhardis par l'inspiration de leur propre héritage, des restaurateurs français n'hésitent pas à présenter leur version personnelle de la cuisine familiale. Ce ne serait pas la première fois que les Français, éperonnés par les modes américaines, sont incités à redécouvrir un pan négligé de leur propre patrimoine. Gumbo Yaya a fait le pari de se spécialiser : poulet frit et gaufres authentiquement américains, le combo est tellement populaire qu'il n'est pas rare de devoir attendre une heure pour être servi... Pourtant, à en croire les convives, le jeu en vaut la chandelle, et la longue attente est oubliée lorsqu'on mord dans les gaufres croustillantes, arrosées de sauces variées. Lionel, le propriétaire, voue un culte au poulet frit au lait fermenté, en souvenir de ses tantes américaines qui le nourrissaient de soul food à Macon, près d'Atlanta. Gumbo Yaya – 3, rue Charles Bobin, 75010 – horaires : de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30, fermé le samedi midi et le dimanche – métro Colonel Fabien Le camion New Soul Food présente en revanche une cuisine résolument melting-pot, « afrodisiaque » selon les mots de son créateur, Rudy Laine. On y retrouve le sacro-saint poulet, mais revisité à la mode subsaharienne ou antillaise. Les origines camerounaises et guadeloupéennes de Rudy inspirent des saveurs dépaysantes, poulet braisé au curry sauce coco vanille, bananes plantain sauce cacahouètes, attiéké de manioc sauce yassa, ou encore le poisson miondo safou. On suit avec avidité le food truck dans Paris, mais là encore, les gourmands se sont donné le mot et il faudra arriver tôt pour éviter les longues files ! New Soul Food food truck – souvent devant le mk2 Bibliothèque, retrouver le planning sur le site – pour l'emplacement mk2 Bibliothèque, métro Bibliothèque François Mitterrand ou Quai de la Gare Quant à Niébé, le nom du restaurant célèbre la cornille, ce haricot appelée « black eyed pea » aux États-Unis, et qui fait lui aussi partie intégrante de la soul food. La chef Rosilène Vitorino tire la soul food vers le Brésil et ses saveurs tropicales. Le restaurant propose sa carte en deux versions, classique et végane – de quoi permettre aux végétariens de découvrir ces saveurs uniques, sans poulet frit et sans saindoux ! Restaurant Niébé – 16 rue de la Grande-Chaumière, 75006 – ouvert du mardi au samedi de midi à 15h et de 19h30 à minuit – métro Vavin

Lire plus
L'héritage de la Soul Food à Paris

L'héritage de la Soul Food à Paris

Événements

Les expos à ne pas manquer en ce moment à Paris

il y a 2 ans - Pauline P.

Elles fermeront bientôt leurs portes, tirant définitivement le rideau sur des œuvres rares ou des collections inédites. En février ou mars, de nombreuses expositions majeures prennent fin à Paris, ne tardez plus pour arpenter les allées des musées parisiens ! A la fondation Louis Vuitton Depuis octobre 2016 et jusqu’au 5 mars 2017, le paquebot de verre signé Frank Gehry accueille la prestigieuse collection d'art moderne du mécène russe Sergei Chtchoukine. L'exposition "Icônes de l'art Moderne. La Collection Chtchoukine" se déploie sur l'ensemble des espaces du musée créé par Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH : vous découvrirez 160 chefs-d’œuvre parmi lesquels les peintures et sculptures de Braque, Cézanne, Degas, Gauguin, Maillol, Marquet, Matisse, Monet, Pissarro, Picasso, Renoir, Signac... mais aussi les créations d’artistes avant-gardistes russes tels que Malévitch, Kliou, Tatline, Rodchenko... Au Palais Galliera Qui porte quoi ? Telle est la question posée par le Palais Galliera, musée de la mode de Paris, à travers l’exposition Anatomie d’une collection qui se termine le 12 février 2017. De l’habit de cour au bleu de travail, entre anonymes et célébrités, l’exposition réunit une centaine de pièces de vêtements et accessoires pour décrypter la mode du XVIIIe siècle à nos jours. Un véritable voyage dans le temps, qui retrace les coutumes vestimentaires de la cour de Marie-Antoinette ou dévoile des tenues préférées d’Audrey Hepburn ou Sarah Bernhardt… Au musée d’art moderne de la ville de Paris Jusqu’au 5 mars, le Musée d’Art moderne consacre une exposition à Bernard Buffet (1928- 1999), l’un des peintres français les plus célèbres du XXème siècle mais également l’un des plus controversés. Une centaine d’œuvres sont présentées, retraçant ses thèmes de prédilection : les clowns bien sûr, mais aussi les cycles religieux, mythologiques ou littéraires. Au Musée d’Orsay C’est également le 5 mars que prend fin l’exposition sur Frédéric Bazille tenue au Musée d’Orsay, qui met en lumière l’œuvre de ce jeune artiste mort au combat à seulement 28 ans, mais qui en quelques années nous a légués quelques chefs-d’œuvre. Génie en devenir, il fut à la genèse de l’impressionnisme. Organisé de façon thématique et chronologique à la fois, le parcours mêle les oeuvres de Bazille à celles de ses contemporains comme Delacroix, Courbet, Manet, Monet, Renoir, Fantin-Latour, Guigou, Scholderer ou encore Cézanne. Au musée des Arts Décoratifs On ne présente plus Jean Nouvel, architecte français de renommée mondiale, qui, au-delà de ses bâtiments et immeubles, s’est également distingué par sa réalisation de mobilier et objets du quotidien. C’est cette facette moins connue de l’architecte que dévoile le musée des Arts Décoratifs jusqu’au 12 février, en exposant ses pièces de mobilier iconiques.

Lire plus
Les expos à ne pas manquer en ce moment à Paris

Les expos à ne pas manquer en ce moment à Paris