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Le blog HomeTown Paris vous propose une sélection d'articles consacrés à la destination Paris, ses nouvelles, la culture, les activités et bien sûr, ses habitants

Culture & Art

Visiter Versailles autrement : la chasse au trésor !

il y a 1 an - Julie D.

Versailles est l'une des destinations à ne manquer sous aucun prétexte lorsqu'on visite Paris. Mais voilà, le château est immense, étourdissant de beauté, et son histoire peut paraître écrasante... Comment profiter de la visite sans s'éparpiller ? Que diriez-vous par exemple de partir à la chasse au trésor ? Voici quatre objets représentatifs de Versailles, avec leur histoire. Saurez-vous les retrouver dans les galeries du château ? Visiter Versailles : quelques conseils pratiques Versailles est très, très, très populaire auprès des touristes... Il faudra donc s'armer de patience pour faire la queue à la billetterie, sauf si vous achetez vos billets en ligne ici. Souvenez-vous cependant que vous pouvez vous en remettre à HomeTown pour vous organiser une excursion à Versailles, avec visite guidée. Dans ce cas, adieu les longues files d'attentes ! Le Château lui-même est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9h à 18h30 en haute saison. Le Petit Trianon et la Galerie des Carrosses sont ouverts l'après-midi seulement, de 12h à 17h30. On recommande d'éviter le mardi et les week-ends, lorsqu'il y a foule. Vous pouvez aussi consulter l'agenda du château pour voir les prévisions d'affluence. On peut se rendre à Versailles en transports en commun, plusieurs solutions pour cela : Prendre le RER C jusqu'à Versailles Château Rive Gauche Ou bien prendre le train Gare Montparnasse jusqu'à Versailles Chantiers Ou prendre le train Gare Saint-Lazare jusqu'à Versailles Rive Droite Le bus 171 de la RATP part du Pont de Sèvres (terminus de la ligne 9 du métro) et va jusqu'au château Attention, toutes ces options, sauf le bus, nécessitent de finir le trajet à pied (entre 10 et 20 minutes à pied depuis la gare). Il existe aussi une navette, Versailles Express, qui va directement au Château de Versailles. La navette part du Quai Bourdonnais, près de la Tour Eiffel. Une fois que vous aurez passé les grilles dorées du Château, voici les quatre objets à retrouver ! Portrait de Marie Leszczynska Moins connue que Marie-Antoinette, Marie Leszczynska, l'épouse de Louis XV, n'en eut pas moins un destin remarquable, et presque aussi tragique que celui de Marie-Antoinette... En 1725, la faible santé de Louis XV inquiète beaucoup : que deviendra la couronne de France s'il meurt sans descendance ? Alors qu'il tombe une nouvelle fois malade, son entourage panique et lui cherche une épouse en âge de lui donner des enfants. Après de complexes intrigues de cour, c'est Marie Leszczynska, princesse de Pologne, qui est choisie. Elle a sept ans de plus que son futur époux. C'est un choix par défaut : la princesse avait d'abord été éliminée du classement car sa lignée n'était pas assez prestigieuse, mais elle est finalement choisie car elle ne menace aucun parti à la cour de Versailles. Elle n'a aucun appui à la cour, où elle se retrouve isolée. Elle donnera dix enfants à Louis XV, dont huit filles ; un seul fils survit. Très pieuse, plutôt timide, elle trouve difficilement sa place à Versailles car elle manque de répartie – elle ne maîtrise pas la « légèreté » à la française. Pour retrouver ce portrait, rendez-vous dans l'appartement Victoire ! Il plaisait beaucoup à la reine qui en fit faire plusieurs copies. Elle est représentée modestement en habits de ville, sans rien qui laisse voir son statut de reine. Pendule dite « de Louis XIV » En 1706, l'horloger Antoine Morand fait présent au roi d'une horloge exceptionnelle qu'il a lui-même fabriquée. Pour plaire à Louis XIV, Morand y a représenté le roi avec panache : lorsque l'horloge sonne l'heure, deux putti frappent le métal doré, et le roi apparaît, pour être couronné par la déesse de la Renommée. L'horloge est montée sur une boîte de fine marqueterie. Comme nombre d'objets du château de Versailles, la pendule a connu bien des vicissitudes au moment de la Révolution. Un horloger révolutionnaire enlève les armes royales pour les remplacer par des emblèmes républicains et fait de l'horloge la « Pendule de la Liberté ». Elle est rachetée par Louis XVIII et rentre à Versailles en 1819. Étape numéro 2 de la chasse au trésor : vous trouverez la pendule dans le Salon de Mercure. Ne manquez pas non plus la Pendule Astronomique, joyau d'horlogerie au mécanisme d'une exquise précision. Elle est exposée dans le cabinet de la Pendule. Candélabre dit « de l'indépendance américaine » Ce chandelier représente une tendance bien ancrée dans les cours d'Europe de l'époque : des objets qui célèbrent ou commémorent une occasion spéciale, à grand renfort de symboles. Pour la troisième étape de la chasse au trésor, vous trouverez ce candélabre dans le Cabinet intérieur du roi, son emplacement d'origine. Le chandelier fut créé en 1784, pour célébrer la victoire de Yorktown (1781). On retrouve les animaux et éléments qui symbolisent les différents protagonistes de la bataille, délicatement sculptés dans le bronze : léopards, coqs, sirènes et navires. La bataille de Yorktown est un tournant décisif de la guerre d'indépendance américaine, qui opposa les armées britanniques du roi aux forces insurgées américaines. Celles-ci combattaient avec le soutien et le renfort des Français. Alors que, du côté américain, le duc de Rochambeau et le général Washington décident de marcher sur New York, du côté anglais Lord Cornwallis mène ses troupes se ravitailler à Yorktown. Rochambeau décide de changer de stratégie et de marcher sur Yorktown pour livrer bataille à Cornwallis, sans en informer Washington. Le pari est risqué, mais les soldats britanniques sont beaucoup moins nombreux, et affaiblis par la malaria. Avec le renfort de la flotte français qui mouille dans la baie de Chesapeake, la victoire américaine est assurée, et les Anglais se rendent le 19 octobre 1781. Fauteuil de la chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon L'une des choses qui émerveille le plus lorsqu'on visite Versailles, c'est le mobilier. Imité dans le monde entier, admiré, le mobilier 18e siècle de Versailles n'en finit pas de dicter les modes. Ce joli fauteuil fut commandé par Marie-Antoinette pour meubler sa chambre à coucher, et vous le trouverez au Petit Trianon. Dernière étape de la chasse au trésor ! Il fait partie d'un ensemble décorés d'épis de blé, de brins chèvrefeuille et de jasmin que la reine commanda en 1787, soit deux ans seulement avant la Révolution. Il est possible qu'elle n'en ait pas profité très longtemps... Le décor végétal correspond bien à l'inspiration champêtre que Marie-Antoinette voulait donner au Petit Trianon. Ce château était son refuge lorsque l'atmosphère de Versailles, rigide et empesée, devenait trop étouffante. C'est un espace que Marie-Antoinette voulait modeler selon ses goûts : la simplicité raffinée s'inspire entre autres de la mode du « chalet suisse », qui faisait rage à l'époque. Contre la sophistication trop poussée de la Cour et la corruption des grandes villes, beaucoup d'aristocrates aspirent à une vie simple – ou du moins à une mode qui leur rappellerait ce que pourrait être une vie simple ! En effet, il ne faut pas trop pousser tout de même : ce « retour à la nature » se manifeste surtout sur les décors de meubles très raffinés et confortables ! Même si la ferme du Hameau de la Reine fonctionnait bien comme ferme, Marie-Antoinette n'a jamais vraiment été bergère, sauf à se déguiser... Et pour finir la visite : voir Versailles autrement Le photographe et artiste contemporain Jean-François Rauzier a fait un pari saisissant : prendre des milliers de photos de Versailles – et les coudre les unes aux autres pour obtenir des vues oniriques du palais. Escaliers infinis, galeries kaléidoscopiques, dédales de bibliothèques... Le résultat est époustouflant. Il a consacré à Versailles un livre magnifique, Hyper Versailles (que l'on trouve ici). Dans cette vidéo, l'artiste explique sa technique telle qu'il l'a appliquée aux lignes gracieuses de l'escalier de l'Hôtel de Ville à Versailles.

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Gourmet

Croissants et viennoiseries : les meilleures pâtisseries de Paris

il y a 1 an - Julie D.

L'un des grands plaisirs d'un séjour à Paris, c'est de se promener au hasard des rues et d'entrer spontanément dans une petite boulangerie de quartier, attiré par l'odeur alléchante du pain tout juste sorti du four, ou le parfum de beurre des croissants bien dorés, croustillants à l'extérieur et fondants à l'intérieur. Les pâtisseries et les boulangeries de Paris sont peut-être les monuments les plus visités ! Saviez-vous que jusqu'en 2014, c'était la préfecture qui décidait quelles boulangeries avaient le droit de prendre des congés en juillet, et quelles autres étaient autorisées à fermer en août : hors de question de laisser les Français, et les Parisiens de surcroît, sans leur sacro-sainte baguette, sous peine d'émeutes... Quel plaisir de planter ses dents dans la belle mie bien aérée d'une baguette tradition, ou de déguster une pâtisserie toute simple mais au goût divin – sans parler des magasins nouvelle mode, dont le look minimaliste est inspiré des galeries d'art : dans ces lieux chics, on apprécie les douceurs raffinées autant avec les yeux qu'avec les papilles ! Faisons le tour de quelques-unes des meilleures pâtisseries de Paris... La plus parisienne : Boulangerie Alexine Commençons par une petite boulangerie de quartier, le genre de boulangerie qu'on découvre quand on ne s'y attend pas, au coin d'une rue. À l'ancienne, la boulangerie Alexine n'a ni page Facebook ni site internet, mais sa réputation s'est faite sans l'aide des réseaux sociaux ! Plébiscitée par les amateurs de bon pain et de bonnes viennoiseries, elle ne désemplit pas. À découvrir donc, pour retrouver le plaisir nostalgique d'une boulangerie parisienne qui se contente de faire un excellent pain, et qui trouve là sa publicité. Sans se soucier d'emboucher les trompettes de la renommée. Boulangerie Alexine – 40 rue Lepic, 75018 – Métro Abbesses La plus Soleil Levant : Pâtisserie Sadaharu Aoki Qui l'aurait cru ? Un pâtissier japonais a su séduire les Français – et tous les autres aficionados venus faire leur pèlerinage dans les boutiques parisiennes de Sadaharu Aoki. Dans ces magasins au look zenissime, on vient admirer de superbes bonbons et gâteaux. Les chocolats surnommés « Maquillage » prennent la forme de petits bâtonnets soigneusement rangés par couleurs. On n'oserait presque pas les manger, sauf du regard, tellement leur alignement est plaisant. Les gâteaux ne sont pas en reste : certains prennent une forme rectangulaire parfaite pour mieux parader leurs couleurs surprenantes. Le thé vert matcha est à l'honneur et prête sa soyeuse texture poudrée à des créations originales. On retrouve aussi un autre ingrédient de la pâtisserie extrême-orientale, le haricot azuki, dans des gâteaux, tartelettes et mille-feuilles, qui n'ont rien à envier au savoir-faire français. Pâtisserie Sadaharu Aoki – 35 rue de Vaugirard, 75006 – Métro Rennes ou Saint-Placide – Autres boutiques : 56 boulevard de Port-Royal, 75005 ; 25 rue Pérignon, 75015 ; 103 rue Saint Dominique, 75007 – fermé le lundi et les jours fériés, ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 10h à 18h La plus normande : Aux péchés normands La pâtisserie, en France, a besoin de beurre. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de beurre. Sans lui, pas de croissants, pas de brioches, pas de plaisir ! Une boulangerie-pâtisserie placée sous le signe de la Normandie est donc de bon augure... Cette boulangerie de tradition à Paris ravira les nostalgiques avec son joli cadre à l'ancienne. On vient s'y délecter de mille-feuilles, de viennoiseries et de croissants fondants (car au beurre évidemment !). On s'y arrête aussi en passant à midi, pour déjeuner sur le pouce d'un généreux sandwich baguette, ou d'une quiche (poulet, épinard-saumon), et on y trouve bien entendu des pains que l'on grignotera même sans faim, comme la ficelle aux olives. Grand choix de pains et pâtisseries sans gluten. Aux péchés normands – 9, rue du Faubourg du Temple, 75010 – Métro République – Ouvert du lundi au vendredi de 6h à 20h, fermé samedi et dimanche. La plus bretonne : Maison Georges Larnicol Il faut l'avouer, le beurre breton vaut bien le beurre normand... La rivalité est séculaire et il est difficile de désigner un vainqueur ! Et puis, si le beurre normand fait de très bons croissants, il est un gâteau qui ne tolère que le beurre breton : le kouign-amann. Ils ont bien de la chance, ceux qui ne connaissent pas encore ce délice, croustillant à l'extérieur et moelleux à souhait à l'intérieur, car ils vont pouvoir le goûter pour la première fois ! Georges Larnicol en a fait sa spécialité. En petit format, rebaptisé « kouignette », le kouign-amann devrait bientôt détrôner le macaron comme pâtisserie à la mode. La kouignette se décline sucrée ou salée, en de nombreux parfums : orange, framboise, pistache ou rhum raisin – et caramel au beurre salé, bien entendu. Mais la boutique de la rue de Rivoli est aussi un paradis des gourmands pour ses inépuisables tiroirs remplis de chocolats en libre-service. Sans parler des audacieuses créations en chocolat, sphinx égyptien, église gothique recréée jusque dans ses moindres gargouilles, ou dragon plus vrai que nature. Maison Georges Larnicol – 14 rue de Rivoli, 75004 – Métro Saint-Paul – 132 Bd Saint-Germain, 75006 – Métro Mabillon ou Odéon – 7 rue de Steinkerque, 75018 – Métro Anvers ou Abbesses La plus meringuée : Au merveilleux de Fred Voilà une autre spécialité régionale : ni breton, ni normand, le merveilleux est une pâtisserie du Nord de la France et des Flandres. Il s'agit d'une meringue croustillante enrobée de crème fouettée et roulée dans des éclats de caramel, de praliné ou de chocolat. Impossible de ne pas en avoir l'eau à la bouche... Frédéric Vaucamps a fait du merveilleux sa vocation, et il est intraitable sur sa qualité. Dans sa pâtisserie à Paris, on trouve aussi le délicieux cramique, brioche aux raisins secs elle aussi originaire de Belgique et des Flandres. Attention, le merveilleux est très populaire : il vaut donc mieux éviter de se rendre dans cette pâtisserie parisienne le week-end, pour ne pas avoir à endurer une longue file d'attente. Au Merveilleux de Fred – 24 Rue du Pont Louis Philippe, 75004 – Métro Saint-Paul – Plusieurs autres adresses à Paris, voir site internet. La plus Belle-Époque : Au Petit Versailles du Marais Une excellente boulangerie-pâtisserie, à Paris, dans un cadre d'époque : tous nos souhaits sont exaucés ! Dans le Marais, la boulangerie existe depuis 1860. On ne sait où donner du regard : l'étal est alléchant, mais le plafond d'époque, avec ses peintures sur carreaux de verre, est magnifique. À la tête de ce Petit Versailles : Christian Vabret, Meilleur Ouvrier de France. La qualité est donc au rendez-vous, qu'il s'agisse des baguettes croustillantes dont la mie fleure bon le blé grillé, ou des sublimes croissants à la pistache. Au Petit Versailles du Marais – 27 rue François Miron, 75004 – Métro Saint-Paul – ouvert du lundi au samedi de 7h à 20h, fermé le dimanche.

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Gourmet

Où bruncher à Paris : les meilleurs brunchs de la capitale

il y a 1 an - Julie D.

Où bruncher à Paris ? Le méga-petit-déjeuner du dimanche, invention américaine, a depuis longtemps traversé l'Atlantique et s'est bien installé dans les mœurs parisiennes. En effet, quoi de plus agréable, après une semaine effrénée « de Parisien », que de faire la grasse matinée et de déguster l'un des meilleurs brunchs de la capitale ? On prend son temps, on sirote un café brûlant, on réveille ses papilles avec un jus d'orange frais pressé... Et on se met à l'heure américaine, à grand renfort de toasts à l'avocat et d'œufs Bénédict. On ne recule pas non plus devant les montagnes de bacon et les bols sans fond de muesli, que l'on démolit avec appétit. Et puis l'excuse est belle pour avaler à fines gorgées un petit cocktail, mimosa, bellini, voire une coupe de champagne. Après tout, c'est dimanche, il faut bien vivre un peu ! Tour d'horizon de cinq bonnes adresses, plébiscitées par les Parisiens, pour bruncher à Paris. Bruncher à la japonaise : Kinugawa Des mets japonais au « petit-déjeuner » ? Pourquoi pas ! Si un brunch traditionnel contient un obligatoire toast ou muffin au saumon fumé, on peut bien élargir le concept pour accueillir de délicieuses tranches de poisson cru. Le dimanche, Kinugawa Vendôme propose un bento brunch qui vous mettra l'eau à la bouche. Le restaurant, savamment décoré par les architectes Gilles et Boissier, respire un minimalisme zen et sophistiqué. Les cloisons à claire-voie en bois sombre rappellent les shoji des maisons japonaises, et les bancs en bois blond leur fond un écho raffiné. On s'installe dans ce cadre apaisant pour déguster des plats originaux, carpaccio de Yellow Tail sauce yuzu, filet de bœuf sauce teriyaki ou sushi d'anguille grillée. Kinugawa Vendôme – 9, rue du Mont Thabor, 75001 Paris – Tél. : 01 42 60 65 07 – Métro Tuileries – Brunch uniquement le dimanche de midi à 14h30, restaurant ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h. Bruncher sans gluten : Bio Sphère Café Pour ceux qui, la mort dans l'âme, pensaient devoir se résoudre à visiter Paris sans pouvoir mordre dans une baguette, ni déguster un croissant : Bio Sphère Café, absolument, totalement sans gluten, est votre sauveur. La maîtresse des lieux, Sylvie, est une perfectionniste invétérée. Formée chez les meilleurs (Ladurée et Angelina, excusez du peu), elle travaille ses recettes pendant de longs mois avant de les adopter dans son café.  N'étant pas elle-même allergique au gluten, elle garde comme référence le goût des meilleurs pains et viennoiseries, qu'elle s'efforce ensuite de recréer sans gluten. Résultat, des mies moelleuses et des croissants dorés dehors comme dedans. Et on n'a plus le sentiment de se priver ! Attention, le café est petit, l'attention à la qualité est extrême, et la réputation du lieu est solide : c'est pourquoi il faut absolument réserver pour le brunch du dimanche. Et le brunch est le seul moment où l'on peut déguster les croissants de Sylvie... Le brunch adopte une formule « menu fixe » avec une assiette salée, une assiette sucrée, un jus de fruit et une boisson chaude. Bio Sphère Café, pâtisserie sans gluten – 47, rue de Laborde 75008 Paris – Tél. : 01 42 93 45 58 – Métro Saint-Augustin ou Miromesnil – Brunch le dimanche de 11h30 à 15h, sur réservation uniquement ; la pâtisserie-salon de thé est ouverte du lundi au vendredi de 12h à 18h et le samedi de 12h à 22h – Le service s'arrête 1h avant la fermeture. Bruncher à la new-yorkaise : Joe Allen Depuis 1972, Joe Allen porte haut les couleurs du brunch new-yorkais. Il fut l'un des premiers à servir des hamburgers aux Français encore peu au fait de la cuisine américaine. Et il continue encore aujourd'hui. C'est donc naturellement qu'on prend le chemin des Halles si l'on veut déguster un brunch traditionnel, dans les règles de l'art. Œufs sous toutes leurs formes, brouillés ou Bénédict, sandwiches au pastrami, cheeseburger Label Rouge et pancakes traditionnelles au babeurre, tout le monde est là. Le New York Style cheesecake n'est pas à proprement parler dans le menu du brunch, mais rien n'interdit de loucher sur le menu des desserts... Joe Allen – 30, rue Pierre Lescot 75001 Paris – Tél. : 01 42 36 70 13 – Métro Etienne Marcel – Brunch le dimanche de 11h à 16h et le samedi de midi à 16h – le restaurant est ouvert du lundi au mercredi de 12h à 0h30, du jeudi au samedi de 12h à 1h, et le dimanche de 11h à 0h30. Bruncher au musée : Monsieur Bleu au Palais de Tokyo Au restaurant Monsieur Bleu du Palais de Tokyo, mimosa, bloody mary, bellini et champagne mènent la carte du brunch. Mais les jus « healthy » ne sont pas en reste : pour se donner bonne conscience, on commandera aussi un cocktail détox kale, céleri, pomme et citron, ou le grand classique : carotte-gingembre. Le reste de la carte du brunch ne déçoit pas : on y retrouve tout ce qui fait un brunch digne de ce nom, bacon cheeseburger, toast à l'avocat et saumon fumé, pancakes, pain perdu et œufs Bénédict. Nous voilà rassurés, ce n'est pas parce qu'on est dans un musée d'art contemporain (et lequel !) qu'il faudra se contenter de quelques feuilles de salade. Mais, parce qu'on est dans l'un des hauts lieux de la création, on ne va pas non plus se limiter aux grands classiques. On se laissera tenter par un ceviche de daurade passion coco concombre, ou même par un gratin de pâtes à la truffe (les amateurs de gastronomie américaine auront reconnu, sous ce nom d'emprunt, le célèbre mac and cheese). Monsieur Bleu, Palais de Tokyo – 20, Avenue de New York 75116 Paris – Métro Alma-Marceau – Tél. : 01 47 20 90 47 – Brunch le samedi et le dimanche de 12h à 16h ; le restaurant est ouvert 7j/7, service midi de 12h à 14h30 et soir de 19h à 23h. Bruncher avec une touche alsacienne : Café Mirabelle Au Café Mirabelle, la chef pâtissière Marion Goettlé officie dans un cadre convivial et intimiste : un ancien petit café de quartier parisien qui a rafraîchi son look. Après être passée par les plus grands restaurants étoilés d'Alsace, elle concocte désormais des friandises divines – et un brunch épique. Jugez un peu : après un cocktail en apéritif, le granola et le roboratif bettelmann aux quetsches sont suivis d'œufs brouillés au guanciale ou saumon fumé, puis d'une pâtisserie maison. À moins que vous ne préfériez carrément un gigot d'agneau, ou une tourte au poulet ? Et si l'hiver est froid, il fera bon déguster son copieux brunch et se réchauffer à côté de la cheminée... Café Mirabelle – 16, rue de la Vaquerie 75011 Paris – Métro Voltaire ou Philippe Auguste – Tél. : 01 43 79 27 46 – Brunch samedi et dimanche de 11h à 16h ; la pâtisserie salon de thé est ouverte de 8h à 18h du mercredi au vendredi, et de 9h à 18h le samedi et le dimanche.

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Où bruncher à Paris : les meilleurs brunchs de la capitale

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Mode de vie

5 cinémas du Quartier Latin pour cinéphiles avertis

il y a 1 an - Julie D.

Pourquoi y a t’il autant de cinémas dans le Quartier Latin ? Le Quartier Latin ne correspond pas tout à fait à un arrondissement : il est à cheval sur les 5e et 6e arrondissements, qu'il recouvre presque entièrement. Quartier historique des universités depuis la création de la Sorbonne en 1250, il reste encore aujourd'hui le cœur battant du Paris étudiant. À partir des années 1960 ouvrent dans le Quartier Latin plusieurs cinémas de cinéphiles, qui viennent s'ajouter aux salles historiques, ouvertes pour certaines depuis le début du 20e siècle. Dans l'effervescence intellectuelle qui suit Mai 68, le cinéma n'est plus considéré simplement comme un divertissement, mais comme un art véritable et souvent comme un moyen d'observer la société et de la faire changer, surfant sur le prestige de la Nouvelle Vague. Cinéma d'art et d'essai, cinéma d'auteur, cinéma engagé : le Quartier Latin, épicentre de la bohême intellectuelle et artistique, en redemande. Sans parler du fait, beaucoup plus prosaïque, que les étudiants ont du temps libre entre deux cours – ou lorsqu'ils sèchent un cours... Alors prenons nous aussi le chemin des écoliers et allons fureter dans les salles obscures, découvrir sur le grand écran ce qui fait l'âme du Quartier Latin ! Le Champo On ne présente plus le Champo, qui trône fièrement à l'angle de la rue Champollion et de la rue des Écoles. Ouvert depuis 1938, il a survécu à un incendie et a été menacé de fermeture, avant qu'une gigantesque mobilisation ne le sauve. La Mairie de Paris a fait en sorte que le cinéma et sa façade d'origine, datant de 1938, soient classés monument historique pour assurer leur protection. L'incendie de 1941 lui a d'ailleurs valu d'être le lieu d'une ingénieuse invention : le « rétro-réflex », qui utilise un périscope pour projeter l'image sur un miroir reflété sur l'écran. Ce procédé, qui permet de projeter des films même dans de toutes petites salles, est peut-être à l'origine du « reflet » que l'on retrouve dans le nom d'un autre cinéma de la rue Champollion, le Reflet Médicis, et dans le nom de la librairie Ciné Reflet, aujourd'hui réincarnée en librairie du Cinéma du Panthéon. Le Champo, c'est le cinéma des cinéastes, le temple de la Nouvelle Vague : François Truffaut avouait y avoir passé des journées entières. Il n'est pas le seul à avoir fréquenté ce petit cinéma vite devenu Saint des Saints du 7e art : Lelouch, Godard, Chabrol étaient des habitués. Le Champo affectionne les grands cycles de rétrospectives consacrées à un auteur ou un mouvement et organise les « nuits du Champo », lors desquelles des films autour d'un même thème sont diffusés en continu de minuit jusqu'à l'aube. Le Champo – 51, rue des Écoles, 75005 – métro Cluny-La-Sorbonne ou Maubert-Mutualité, ou RER Luxembourg La Filmothèque du Quartier Latin Il se murmure que Quentin Tarantino viendrait en pèlerinage à la Filmothèque du Quartier Latin à chaque fois qu'il passe à Paris... Le réalisateur américain doit avoir le don du déguisement, car sa grande taille ne facilite pas l'incognito ! Dans ses deux salles intimistes, placées sous le signe de Marilyn Monroe et Audrey Hepburn, on vient se délecter de projections typiques du quartier des intellos : films d'auteurs, rétrospectives de grands réalisateurs, festivals de cinémas moins connus, cinéma turc, cinéma kurde, hongrois, libanais, finlandais ou ukrainien. L'éclectisme est le maître-mot, avec une grande variété d'époques et de genres. Mais attentions aux retardataires : ne pensez pas arriver tranquillement pendant les publicités, car il n'y en a pas à la Filmothèque ! La Filmothèque du Quartier Latin – 9, rue Champollion, 75005 – métro Cluny-La-Sorbonne ou Maubert-Mutualité, ou RER Luxembourg Le Reflet Médicis Ancien théâtre, le Reflet Médicis ouvre en 1964, ce qui en fait l'un des plus anciens cinémas du Quartier Latin. Il est, comme le Champo et la Filmothèque, situé rue Champollion, si bien qu'il est lui aussi devenu le repaire des étudiants de la Sorbonne, qui viennent tuer le temps entre deux cours. Le cinéma dispose de trois salles : dans la salle Médicis 3, ne manquez pas le vitrail multicolore, qui date de l'époque où le Reflet Médicis était encore le Théâtre des Noctambules. Comme il est de rigueur dans une salle d'art et essai, les films sont présentés en VO, et on y retrouve des rétrospectives spéciales consacrées aux grands réalisateurs, sans oublier les débats et rencontres avec réalisateurs et équipes. Le Reflet Médicis accueille aussi plusieurs festivals : festival du cinéma polonais, festival Cinérail, festival du Cinéma – Droits humains avec Amnesty International. Lorsque le festival de Cannes se termine chaque année, on retrouve au Reflet Médicis la sélection Un certain regard, qui permet de découvrir des réalisateurs encore peu connus. En face, Le Reflet est un café estudiantin simple et convivial. Avant ou après une séance, on vient au Reflet refaire le monde et siroter une bière, comme tout étudiant parisien qui se respecte ! Le Reflet Médicis – 3, rue Champollion, 75005 – métro Cluny-La-Sorbonne ou Maubert-Mutualité, ou RER Luxembourg Espace Saint-Michel Doyen des cinémas du Quartier Latin, l'Espace Saint-Michel fonctionne comme salle de projection depuis 1911. L'Espace Saint-Michel fait la part belle aux films d'auteurs français et étrangers ; là où d'autres cinémas dans le quartier cultivent les grands classiques, l'Espace cherche aussi à faire découvrir les nouveaux talents. Là aussi, tout est fait pour favoriser les longues conversations à bâtons rompus entre fans de cinéma : le bar-restaurant Les Affiches doit son cachet très « fifties » aux fresques et photos de cinéma, et son nom aux affiches originales qui font partie de la collection du cinéma. Enfin, le Club est un espace cosy caché dans les profondeurs du sous-sol : il accueille rencontres entre cinéphiles et gens de cinéma, à l'occasion de débats, pour des projections de films en cours de tournage ou de courts-métrages. Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel, 75005 – métro Saint-Michel – Notre-Dame Cinéma La Clef – L'Usage du monde De l'autre côté de la Montagne Sainte-Geneviève, le cinéma La Clef n'est pas dans l'orbite de la Sorbonne, mais reste bien ancré dans le Quartier Latin : l'université de la Sorbonne-Nouvelle est toute proche, rue Censier. La Clef a une histoire originale. C'est peut-être le cinéma le plus « Mai 68 » du quartier : créé en 1969, il est fréquenté par les étudiants de la toute nouvelle université qui vient d'ouvrir ses portes. Pendant les années 1970, les projections de cinéma indépendant et cinéma engagé se succèdent, mais la salle languit pendant les années 1980. Dans les années 1990, elle est reprise par un cinéaste africain sous le nom Images d'Ailleurs, pour promouvoir toute la richesse du cinéma africain et afro-américain, dont la France découvre alors l'effervescence. Aujourd'hui, La Clef est le seul cinéma associatif de Paris et a gardé son esprit engagé, en diffusant des films du monde entier, notamment ceux qu'il est très difficile de voir ailleurs ou qui reflètent les enjeux sociaux et environnementaux du monde contemporain. La Clef – L'Usage du Monde – 34, rue Daubenton, 75005 – métro Censier-Daubenton

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5 cinémas du Quartier Latin pour cinéphiles avertis

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Culture & Art

D'Amélie Poulain au Steampunk : l'univers onirique de Caro et Jeunet

il y a 1 an - Julie D.

Vous serez peut-être venus à Montmartre sur les traces d’Amélie Poulain… Profitez-en jusqu’en juillet 2018 pour aller à la Halle Saint-Pierre, voir l’exposition consacrée aux objets bricolés de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Ensuite, continuez votre chasse au trésor à la découverte de Paris, mais sur une autre piste, celle du « Steampunk » cher aux deux acolytes. « Caro et Jeunet » sont un tandem de génie connus pour leurs films à l’univers étrange, peuplé d'objets bizarres et de décors parfois cocasses, parfois inquiétants. Leurs collaborations les plus connues sont les films Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus. Jean-Pierre Jeunet est aussi, bien sûr, le réalisateur d'Alien Résurrection et Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. L’exposition permet de se replonger avec délices dans leur univers onirique et de retrouver les objets insolites qui peuplent leurs films. Tout le monde se souvient de la lampe de chevet d’Amélie Poulain : le pied de lampe, un placide cochon en robe de chambre, aimait partager ses aphorismes pleins de sagesse sur la vie amoureuse mouvementée de sa propriétaire. La lampe fait partie des objets exposés à la Halle Saint-Pierre, en plein cœur du quartier d’Amélie Poulain – pour ainsi dire à la maison ! On retrouve aussi la boîte à souvenirs de Dominique Bretodeau (« Bretodeau, comme Toto! ») qu'Amélie rend à son propriétaire après de nombreux subterfuges. Mais l’exposition rappelle aussi les côtés plus sombres de l’univers Caro et Jeunet, où évoluent des cyclopes Steampunk affublés d'un monocle au bout d'un bras articulé, « l'optacon », et où l'Alien prend l'aspect effrayant d'un avorton squelettique. La Halle Saint Pierre, art brut et art singulier « Dédiée aux formes les plus inattendues de la création », la Halle Saint-Pierre est un espace consacré à l’art brut et à l’art singulier, niché au pied de la Butte Montmartre – tout près des jardins du Sacré Cœur où Amélie Poulain emmène Nino Quincampoix dans une jolie chasse au trésor. La Halle héberge aussi une librairie d’art-boutique et un café. En parallèle avec l’expo Caro et Jeunet, ne manquez pas « Turbulences dans les Balkans », à l’étage de la Halle, exposition consacrée aux derniers développements de l’art brut dans cette région. De façon intéressante, Jean-Pierre Jeunet est un visiteur assidu de la Halle, et les créateurs et artistes qui y ont exposé par le passé ont suggéré de nombreux éléments de ses films. L'exposition comporte notamment des œuvres de la collection de la Halle Saint-Pierre, choisies par Caro et Jeunet pour les avoir inspirés. Halle Saint-Pierre - 2, rue Ronsard, 75018 - métro Anvers ou Abbesses - ouvert tous les jours, de 11h à 18h, le samedi de 11h à 19h et le dimanche de 12h à 18h - attention, la billetterie ferme 1h avant la fermeture du musée - tarif plein 9€, moins de 15 ans 6€ Steampunk, la nostalgie du futur Mais le « Steampunk », c'est quoi, au juste ? Tout un univers né de l'imagination débridée de romanciers et artistes à la fois fascinés par le progrès technologique et inquiets de ses excès. Depuis les romans de H.G. Wells et de Jules Verne jusqu'aux pérégrinations d'Adèle Blanc-Sec dans un Paris peuplé de créatures effrayantes, le Steampunk cultive un imaginaire qui mêle la mode Belle Époque et les engins bricolés. Redingotes, crinolines et machines à remonter le temps avoisinent dans un joyeux fourre-tout. Le « Steampunk », c'est aussi une communauté très vivante de fans, qui s'appellent en France les « vaporistes ». Ce mélange de futurisme et de nostalgie, ces objets étranges et poétiques, on les retrouve dans une série de chromolithographies célèbres: « L’An 2000 » vu par Villemard. Dessinées en 1910, en pleine Belle Époque, ces saynètes délicieusement surannées décrivaient un futur ultra-technologique tel qu’on se le représentait à l’époque: conversations téléphoniques avec hologrammes, moyens de transport supersoniques, machines à tailler la barbe et à coiffer les dames. Même si on peut y reconnaître les ancêtres d’objets que nous utilisons tous les jours, la combinaison de bras articulés, de pavillons de gramophones et de vêtements 1900 fait tout de même sourire… Le tournant du siècle, fin du 19e et début du 20e, est aussi l’époque du triomphe de Jules Verne. Le sous-marin du Capitaine Némo, le Nautilus, est un exemple éclatant de ces machines compliquées dont la fonction n’est pas toujours évidente mais qui ont une allure indéniable! D’ailleurs, vous pourrez retrouver les Mystères du Nautilus parmi les attractions de Disneyland Paris. Jules Verne fut aussi une source d'inspiration non négligeable pour Caro et Jeunet, et reste le saint patron du Steampunk, à Paris comme dans le monde. « Le Jules Verne » est d'ailleurs le nom du restaurant au 2e étage de la Tour Eiffel, symbole Steampunk s'il en fût. Les Mystères du Nautilus – Disneyland Paris – accessible en RER A, arrêt Marne-la-Vallée/Chessy, ou par le Disneyland Paris Express depuis Gare du Nord, Opéra et Châtelet. Restaurant Le Jules Verne (Alain Ducasse) - 2e étage de la Tour Eiffel – avenue Gustave Eiffel, 75007 – métro 6 Bir-Hakeim, RER C Tour Eiffel La collection d'automates et l'aéroplane Blériot du Musée des Arts et Métiers Cette fascination pour les machines ingénieuses ne date pas d'hier – et ne date pas non plus de Jules Verne. Les bricoleurs poètes pourront continuer leurs rêveries au Musée des Arts et Métiers, qui possède une superbe collection d'automates de toutes les époques. Ce Théâtre des Automates montre notamment une Marie-Antoinette musicienne, joueuse de tympanon. Ses gracieux mouvements de tête produisent une impression étrange, presque vivante. Le Théâtre rassemble encore d'autres spécimens curieux, de nombreux jouets comme ce Don Quichotte aux fières moustaches peintes sur son destrier à roulettes, ainsi que d'autres musiciens, comme ce joueur d'orgue de Barbarie. Au gré des galeries, on peut aussi admirer la machine volante de Louis Blériot, ancêtre de l'avion. Cet aéroplane est celui-là même qui permit à Blériot de traverser la Manche en 37 minutes en 1909 – et ce film d'époque, au noir et blanc grenu et tremblotant, aura certainement influencé les fans de Méliès que sont Caro et Jeunet. Le personnage de l'inventeur loufoque et audacieux, qui teste ses propres machines au péril de sa vie, est une figure bien connue du panthéon Steampunk ! Musée des Arts et Métiers – 60, rue de Réaumur, 75003 – métro Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol – tarif : 8€, tarif réduit 5,50€, gratuit le premier dimanche du mois et le jeudi de 18h à 21h30 Station Arts et Métiers, ligne 11 La station de métro Arts et Métiers elle-même est bien connue des « vaporistes » pour son look à la fois rétro et futuriste, marque de fabrique du Steampunk... Sur les quais de la ligne 11, elle multiplie les clins d'œil, comme ces hublots qui font semblant de donner sur les profondeurs de la Terre, et qui mettent en scène des objets du musée des Arts et Métiers, comme la sphère armillaire ou le satellite Telstar. Sa voûte elliptique, entièrement recouverte de plaques de cuivre rivetées, lui donne un look très particulier qui évoque la mécanique et les machines, de même que les grands rouages au bout du quai. Cette déco mise en place pour le bicentenaire du Conservatoire national des Arts et Métiers est due au scénariste Benoît Peeters et au dessinateur François Schuiten. Amis de longue date, ils ont collaboré à la bande dessinée fantastique Les Cités Obscures. Cet univers de science-fiction nous emmène, entre autres lieux, à « Brüsel » et « Pâhry » : ces deux villes imaginaires ressemblent à ce que pourraient être Bruxelles et Paris, si un urbaniste Steampunk fou les avait redessinées...

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D'Amélie Poulain au Steampunk : l'univers onirique de Caro et Jeunet

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